Téléphonie : gouvernement et opérateurs s'attaquent aux zones blanches

, modifié à
  • A
  • A
Voir la vidéo sur Dailymotion
Partagez sur :

Le secrétaire d'État auprès du ministre de la Cohésion des territoires dévoile mercredi la liste des quelque 500 communes où vont être installés des pylônes 4G multi-opérateurs.

C’est un vieux serpent de mer : la couverture des zones blanches, ces territoires privés de réseau mobile. En France, quelque 500 communes sont encore oubliées par les opérateurs télécoms. Mais après un accord en janvier avec le gouvernement, ces derniers se sont engagés à installer des milliers de nouvelles antennes. Mercredi, Julien Denormandie, le secrétaire d'État auprès du ministre de la Cohésion des territoires organise un point d'étape sur les communes concernées, avant d'inaugurer, jeudi, à Fenioux dans les Deux-Sèvres, un pylône 4G sur lequel se sont branchés les quatre principaux opérateurs : Bouygues Télécom, Free, Orange et SFR.

S'adapter aux difficultés du terrain. Pas trop visible au milieu des arbres, ce pylône 4G flambant neuf devrait changer la vie des 650 habitants de cette petite commune. La 3G n’y était pas assez puissante en raison de la configuration topographique du village. "On a une commune qui va jusqu'à 228 mètres d'altitude, donc, automatiquement, il faut que l'on monte en technologie et en puissance pour capter dans les cuvettes", explique à Europe 1 le maire Jean-Pierre Basty.

Entendu sur europe1 :
Aujourd'hui, si l'on n'a pas Internet ou des moyens de communication rapides, on ne travaille pas

Travallier sans Internet. Neuf kilomètres plus au sud, à Béceleuf, la 3G aussi se montre un peu faiblarde. Pourtant, ceux qui habitent ou travaillent ici ont besoin d’un bon débit internet au quotidien, comme Thierry Massoulard, le patron d’un garage automobile qui ne mâche pas ses mots contre le réseau actuel. "Ça ne marche vraiment pas, c'est infernal", dénonce-t-il. "Aujourd'hui, si l'on n'a pas Internet ou des moyens de communication rapides, on ne travaille pas", explique-t-il. "Tout ce qui concerne les facturations se fait par Internet, il n'y pas d'autres moyens et les commandes de pièces se font, à 70 %, par Internet".

485 antennes vont ainsi être installées dans les prochaines semaines un peu partout en France, aux frais des opérateurs télécoms et au moins 5.000 au total, d’ici à 2022.