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Scandale du périscolaire à Paris : des emplois du temps d'animateurs accusés auraient été trafiqués

[Quentin de Groeve / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Selon une enquête interne menée dans deux écoles du 7e arrondissement, les plannings de certains animateurs dans le viseur de la justice dans le cadre du scandale du périscolaire à Paris, auraient été truqués. Une nouvelle qui choque les parents des victimes. 

Les emplois du temps des animateurs mis en cause dans l'affaire du scandale du périscolaire parisien ont-ils été trafiqués ? La question fait surface alors que les conclusions de l'enquête interne menée sur les dysfonctionnements au sein de deux écoles du 7e arrondissement de Paris révèle des anomalies. 

Ainsi, les plannings transmis aux familles par l'administration étaient truffés d'erreurs. Pourtant, ils étaient censés faire foi devant la justice. Presque six mois après avoir réclamé les plannings des animateurs mis en cause, ce père d'un ancien élève de l'école Saint-Dominique les reçoit il y a quelques semaines et tombe des nues.

"Quand on les a ouverts, on s'est rendu compte qu'ils étaient tous faux, qu'il n'y avait pas une ligne qui était vraie. Les dates ne concordaient pas. On parlait de personnes qui avaient pris leur poste en décembre 2026, soit dans le futur puisque c'est le mois prochain", souligne-t-il au micro d'Europe 1. 

"On est tous sous le choc"

"Surtout, on a compris lors de la réunion que ces emplois du temps avaient servi lors des auditions de garde à vue des personnes qui ont été interpellées avant l'été", poursuit le parent d'élève. 

De l'aveu de la responsable de la direction des affaires scolaires, ces informations sont erronées. "Ont-elles pu perturber la manifestation de la vérité et par ricochet l'enquête judiciaire ?" s'interrogent les familles dans un communiqué. D'autant que toute une affaire peut se jouer sur ces morceaux de papier abonde Anne, cofondatrice du collectif SOS Périscolaire.

"On est tous sous le choc. La base n'est même pas respectée. Si on ne sait même pas où sont les agents, à quelle heure et avec quels enfants, comment peut-on espérer que justice soit faite et que les enquêtes administratives soient bien menées", s'alarme-t-elle. 

L'enquête judiciaire est toujours en cours. En attendant, des sanctions administratives doivent tomber, selon elle, à toute l'échelle de la hiérarchie.