Trois semaines après les émeutes du 17 octobre, les critiques fusent contre Emmanuel Grégoire. Le maire de Paris, qui critique l'organisation du maintien de l'ordre de l'Etat, a retiré sa police municipale pendant les différents mouvements sociaux. Pour la droite parisienne, la faute est lourde.
Où sont passés les policiers municipaux parisiens ? Ils sont 4.000 et aux abonnés absents depuis le début du mouvement. De son côté, le nouveau maire de Paris Emmanuel Grégoire multiplie les sorties contre la préfecture de police après les émeutes du 17 octobre, estimant que "l'État a failli".
Mais l'édile est aussi dans le viseur de certains maires d'arrondissement, qui l'accusent de ne pas utiliser la police municipale parisienne, pourtant composée de 4.000 personnes, dont 2.4000 sur le terrain.
Des policiers municipaux pas formés au maintien de l'ordre assure Emmanuel Grégoire
Depuis le 17 octobre, soucieux, selon ses adversaires, de soigner sa gauche, Emmanuel Grégoire n’a pas de mots assez durs contre le préfet de police de Paris. Mais le maire de la capitale l’assume : en ce qui le concerne, consigne a été passée ce jour-là de faire rentrer la police municipale dans ses bases.
"On leur a demandé de se retirer de la zone de confrontation, tout simplement parce qu’ils ne sont pas plus formés que vous et moi. La police municipale est chargée de verbaliser les cyclistes qui grillent le feu rouge, elle n’est pas chargée d’empêcher les gens qui jettent des cocktails Molotov sur les forces de l'ordre, ce n’est pas sa mission légale", insiste-t-il face aux journalistes.
Une explication qui peine à convaincre les maires d’arrondissement de droite, pour qui la police municipale aurait dû seconder la police nationale, dans la protection des bâtiments publics ou des commerces par exemple.
Une police municipale qui aurait pu être en soutien de la police nationale, appuie la droite
"Ce qu’on demande, ce n'est pas que la police municipale participe aux opérations de maintien de l'ordre, qui relèvent de la compétence de l’État", assure Gregory Canal, co-président du groupe Paris liberté au Conseil de Paris.
"En revanche, si la police municipale avait été là pour protéger les bâtiments, ça aurait permis à la police nationale de relever leurs équipages et d’aller sur les points chauds", poursuit-il au micro d'Europe 1.
Une situation qui s'ajoute au fait que le maire de Paris refuse d'armer sa police municipale, une décision dénoncée par la droite. Emmanuel Grégoire est enfin ciblé pour sa gestion des poubelles, que la préfecture lui demande de ne pas laisser sur les trottoirs les jours de manifestation et qui servent de barricades.