Une nouvelle plainte collective visant la Ville de Paris va être déposée auprès du parquet de Paris pour nourrir l'enquête sur les fautes ou manquements qui ont pu conduire au scandale des violences sexuelles dans le périscolaire.
Une nouvelle plainte collective visant la Ville de Paris va être déposée auprès du parquet de Paris pour nourrir l'enquête sur les fautes ou manquements qui ont pu conduire au scandale des violences sexuelles dans le périscolaire, a-t-on appris samedi auprès du conseil des plaignants.
Plusieurs délits
La vingtaine de familles associées à cette plainte sont des parents d'enfants de maternelle qui fréquentaient le périscolaire dans les écoles Saint-Dominique (7e) et Volontaires (15e) en 2025 et 2026, a précisé à l'AFP leur avocat Me Louis Cailliez, confirmant une information de La Tribune Dimanche, dans son édition en ligne dès samedi.
Leurs enfants ont été soit victimes d'animateurs périscolaires actuellement mis en examen pour viols et agressions dans l'instruction déjà ouverte concernant l'école Saint-Dominique, soit exposés au risque représenté par ces personnes.
Cette nouvelle plainte, qui doit être déposée lundi et dont l'AFP a eu connaissance, vise les délits de mise en danger d'autrui, non-dénonciation de mauvais traitements ou agressions sexuelles et non-assistance à mineur en danger, omission volontaire d'empêcher un crime ou encore faux témoignage sous serment - visant notamment des déclarations de l'ancienne maire PS Anne Hidalgo au Sénat mi-septembre.
Elle a vocation à rejoindre l'enquête déjà ouverte, évoquée par la procureure de Paris Laure Beccuau début septembre et visant l'actuel maire PS de Paris Emmanuel Grégoire et sa prédécesseure Anne Hidalgo (2014-2026). D'autres plaintes collectives ont déjà alimenté les investigations.
14 personnes nommées
Cette nouvelle plainte vise nommément 14 personnes, dont Emmanuel Grégoire, Anne Hidalgo ou encore Patrick Bloche, son premier adjoint de 2024 à 2026. Elle met aussi en cause une série de responsables de la direction des affaires scolaires (Dasco) de la ville et de la circonscription scolaire des 7e et 15e arrondissements.
"La reconnaissance par l'ancienne maire de Paris de la faillite de l'institution ne doit pas pour autant permettre l'impunité d'un certain nombre de personnes physiques bien précises qui ont fauté, et qui doivent en répondre pénalement. (...) On ne parle pas d'une impéritie sans conséquence, mais de viols de tous petits enfants qui auraient dû être évités", a souligné Me Louis Cailliez auprès de l'AFP.
À Paris, 195 animateurs du périscolaire ont été suspendus, dont 74 pour suspicions de violences sexuelles sur mineurs, depuis le début de l'année 2026. Sur le volet pénal, plus de 230 enquêtes sont en cours dans les écoles et crèches de la capitale.
Le maire, lui, a engagé un plan d'action à 20 millions d'euros pour lutter contre des dérives qu'il juge "systémiques". À l'annonce de l'ouverture d'une enquête en septembre, son entourage avait indiqué que "la Ville et ses services se (tenaient) à disposition" de la justice. L'avocat d'Anne Hidalgo, Me Patrick Klugman, avait assuré que sa cliente "apporterait tout son concours" aux investigations, tout en récusant qu'une "quelconque infraction" puisse lui être reprochée.