Retard du dispositif des auxiliaires de vie scolaire : des parents "très en colère"

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"Notre dossier est fait depuis le mois d’avril", s'impatientent les parents d'Augustin (photo d'illustration). 0:50
"Notre dossier est fait depuis le mois d’avril", s'impatientent les parents d'Augustin (photo d'illustration). © PHILIPPE HUGUEN / AFP
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Les parents d'Augustin, 9 ans, scolarisé dans une classe de CE2 ordinaire alors qu'il a été diagnostiqué autiste, déplorent sur Europe 1 les délais de traitement de leur dossier, alors que le recrutement de 4.500 auxiliaires de vie scolaire a été promis par le gouvernement.  
TÉMOIGNAGE

Pour la rentrée 2019, le ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer avait annoncé sa nouvelle priorité : le recrutement de 4.500 auxiliaires de vie scolaire (AVS), pour honorer sa promesse d'une école plus inclusive. Certaines familles n’y ont cependant toujours pas accès, comme les parents du petit Augustin, 9 ans, scolarisé dans une classe de CE2 ordinaire alors qu’il souffre de troubles de l’attention, d’hyperactivité et d’une forme d’autisme.

"Notre dossier est fait depuis le mois d’avril", s’impatiente Delphine Robert, la mère d’Augustin. "Notre enfant est censé avoir 12 heures avec une AVS, pour être accompagné dans le quotidien en classe. On nous dit qu’elle a été recrutée courant septembre et maintenant on attend le contrat. On ne sait même pas si Augustin aura quelqu’un après les vacances de la Toussaint." Aujourd'hui, elle dit ne plus savoir à qui s'adresser.

"Les trois premières semaines d’école ont été très compliquées"

En février, les députés ont voté à l'unanimité un texte socialiste actant la transformation des contrats aidés précaires en contrats pérennes pour tous les accompagnants des élèves en situation de handicap. Depuis septembre, ces derniers doivent se voir proposer des CDD de trois ans renouvelables une fois, avec à la clé un CDI, contre des contrats d'un an renouvelables 6 à 8 fois actuellement. Le ministre avait également annoncé l'instauration d'une formation de 60 heures annuelles pour ces accompagnants.

"Les trois premières semaines d’école ont été très compliquées", confie Delphine Robert, qui se dit "très en colère" contre les retards accumulés par la réforme. "Augustin rentrait à la maison et ne se sentait vraiment pas bien, il était encore plus agité que d’habitude. Cela l’a mis en échec tout de suite. Il s’est senti très dévalorisé dès la rentrée scolaire. Il m’a dit qu’il ne voulait plus aller à l’école car cela lui demande énormément d’efforts. Il s’accroche, il fait tout ce qu’il peut."