Invité de "La France bouge", Simon Bernard, président et co-fondateur de Plastic Odyssey, revient sur son expédition qui a duré plus de trois ans afin de trouver LA solution pour lutter contre la pollution plastique. Parmi les enseignements de son voyage : l'argent n'est pas toujours une aide sur le front du recyclage.
Trois ans et demi, une quarantaine de pays. À bord du bateau Plastic Odyssey, Alexandre Dechelotte, Simon Bernard et leur équipage ont fait le tour du monde. Pas pour les paysages, ni pour battre un record du monde, mais pour trouver des solutions contre la pollution plastique.
De retour en France après cette "première expédition", Simon Bernard passe au micro d'Elisabeth Assayag dans La France bouge. Ce premier tour du monde "nous a permis de documenter des solutions, de mieux comprendre la problématique, mais surtout de comprendre ce qu'il fallait faire", explique le militant.
"C'est contre-intuitif"
Et parmi les enseignements de ce voyage, il y en est un peut-être plus précieux que les autres : "Quand on a trop d'argent, on ne fait pas forcément les bons choix, on n'est pas forcément malin." C'est donc dans les pays les plus pauvres, avec le plus de contraintes, que l'on trouve le plus de solutions. "C'est contre-intuitif", admet Simon Bernard.
Cet enseignement, et tous les autres, Plastic Odyssey veut désormais les "partager, fédérer des partenaires, le grand public et inspirer aussi les plus jeunes générations".
Pour ce faire, Simon Bernard, Alexandre Dechelotte et leur équipe "ont décidé de faire un Tour de France pour aller à la rencontre des Français qui nous ont suivis depuis le tout début, puisque c'était quand même une entreprise et une association française à la base."
Un tour du pays qui doit permettre de "faire connaître au plus grand nombre toutes ces solutions" découvertes au cours de leur périple, avant de repartir certainement pour un prochain tour du monde en quête de LA solution pour venir à bout de la pollution plastique.