Recours d'un "gilet jaune" employé d'Amazon licencié pour avoir appelé au blocage de l'entreprise

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Amazon l'a licencié pour faute grave. © INA FASSBENDER / DPA / AFP
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Le salarié d'Amazon qui a été licencié après avoir appelé au "blocage" de l'entrepôt sur Facebook, en soutien aux "gilets jaunes", a saisi les prud'hommes. 

Un employé du dépôt de préparation de colis d'Amazon à Saran, prés d'Orléans, a demandé mardi aux prud'hommes d'annuler le licenciement dont il a été l'objet après avoir lancé sur Facebook un appel au blocage de l'entreprise, ont indiqué ses avocats.

Un "appel à la grève" et non au blocage. Le 18 novembre dernier, l'employé avait lancé un message sur le groupe Facebook intitulé "nous gilets jaunes" suivi par 29.000 abonnés et suggéré le "blocage de l'entrepôt" à la veille d'une période où l'entreprise de livraison était au maximum de ses capacités. Selon ses avocats, Avi Bitton et Laura Grenier, du barreau de Paris, le terme blocage "n'est qu'un appel à la grève" qui s'adressait à ses collègues. Il ne s'agit pas, pour leur client, d'un blocage qui aurait été opéré par des manifestants extérieurs.

Licencié sans indemnité. L'employé avait reçu les jours suivant une lettre de convocation reprenant les termes de son message et dénonçant une faute grave. Il avait été licencié sans indemnité le 4 décembre suivant. Pour Me Bitton, "le terme blocage prête à interprétation", il ne s'agit pas d'un appel général mais d'un appel interne tout à fait légal en droit du travail. Dans ce cas et en terme de licenciement, le doute doit profiter au salarié, a affirmé Me Bitton qui demande sa réintégration et le versement de son salaire depuis son licenciement.