Procès de Georges Tron : accusé de viols, l'ex-secrétaire d'État se redit "totalement innocent"

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© Thomas SAMSON / AFP
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Dans une ambiance autrement plus calme qu'en décembre 2017, Georges Tron, accusé de viols par deux anciennes employées, a de nouveau clamé son innocence, mardi aux assises de Seine-Saint-Denis.
DANS LA SALLE D'AUDIENCE

Dix mois après le report de son premier procès, Georges Tron est arrivé mardi aux assises de Seine-Saint-Denis sans ce sourire de façade qu'il affichait l'an passé. Loin de l'ambiance électrique d'alors, l'audience de l'ex-secrétaire d'État, accusé de viols par deux anciennes employées de sa mairie de Draveil, dans l'Essonne, s'est ouverte dans le calme. Moins de soutiens dans la salle, aucune déclaration des parties civiles en marge de l'audience… Une seule chose n'a finalement pas changé : dix ans après les faits, sept après le dépôt des plaintes, Georges Tron a redit être "totalement innocent".

"Profondément touché". "J'ai toujours dit que j'étais totalement innocent, je n'ai jamais été violent envers qui que ce soit", a déclaré l'élu à la barre, s'estimant "profondément touché, blessé" par des accusations "aussi abjectes qu’injustes". 

 

Son ex-adjointe dénonce une "orchestration". "C'est un enfer depuis sept ans", avait dit un peu plus tôt son ancienne adjointe à la Culture, Brigitte Gruel, qui comparaît à ses côtés pour agressions sexuelles et viols en réunion. "J'ai été la proie de vengeances professionnelles, personnelles, de jalousie. (...) Tout ça a été orchestré par les deux plaignantes (...) et des ennemis politiques", a ajouté la sexagénaire, citant le "Front national". Jusqu'à ce que le président de la cour l’arrête : "On y reviendra au cours du procès, madame".

 

Georges Tron, les enjeux d'un nouveau procès sous tension :

Un procès rallongé. Cette fois, l'audience repart donc de zéro, avec une durée sensiblement allongée - jusqu'à mi-novembre - pour entendre une cinquantaine de témoins. À l'exception d'un nouveau président, Philippe Coirre, et d'un changement d'avocat sur le banc des parties civiles, les protagonistes sont les mêmes. La peine encourue aussi : les deux accusés risquent jusqu'à 20 ans de réclusion criminelle.

Europe 1
Par Guillaume Biet et Thibauld Mathieu avec AFP