Ce lundi, dès six heures, à l'appel du syndicat Unfap-UNSa Justice, les surveillants pénitentiaires vont bloquer l'entrée des prisons un peu partout en France pour dénoncer la surpopulation carcérale et leurs conditions de travail.
Un coup de semonce. Au petit matin, seules les équipes médicalisées, à quelques exceptions près, pourront passer. Les surveillants pénitentiaires vont bloquer l'entrée des prisons un peu partout dans le pays. Ces derniers sont à bout, témoigne Jean-Charles Allen, représentant de l'Unfap-UNSa Justice à la maison d'arrêt des Baumettes.
"Le but, ce n'est pas qu'il y ait de surincidents. Le but, c'est de bien faire comprendre à nos dirigeants que les agents en ont vraiment marre. C'est une alerte rouge dans nos différentes prisons. Il y a bien sûr la surpopulation. On est à plus de 88.000 personnes détenues pour un peu plus de 63.000 places."
5.000 agressions depuis le début de l'année
150 % de surpopulation carcérale ici, malgré l'ouverture récente d'un nouveau bâtiment, censé corriger le problème. Résultat, la tension est maximale, ici comme dans toutes les prisons françaises, selon Jean-Charles Allen.
"Ça nous met en danger. Pourquoi ? Parce que si on met d'un côté une surpopulation pénale, un manque d'effectifs criant, c'est une cocotte-minute. Ce qui est inacceptable, c'est qu'on n'est pas en mesure de travailler en sécurité."
Selon les chiffres rapportés par ce syndicaliste, les surveillants déplorent 5.000 agressions depuis le début de l'année dans les prisons françaises.