Plus de chocolats, moins de bijoux : ce qu'offrent les Français pour la Saint-Valentin

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Saint-Valentin 2:01
Les Français ont changé leurs habitudes de consommation pour la Saint-Valentin cette année. © AFP
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En pleine pandémie de Covid-19, les Français ont changé leurs habitudes de consommation pour la Saint-Valentin cette année. Délaissant les bijoux, ils se sont rabattus sur les chocolats, pour le plus grand plaisir des confiseurs. 

Pas de dîner au restaurant ou de soirée dansante pour la Saint-Valentin cette année. En pleine pandémie de Covid-19, les amoureux devront se contenter d’une fête à domicile. Côté cadeaux aussi, quelques changements sont à noter. Alors que les Français ont boudé les bijouteries, les ventes de chocolats ont bondi par rapport à l’an passé.

Une année défavorable pour les bijoutiers

Contrairement à ce que l'on pourrait penser, la Saint-Valentin ne représente traditionnellement qu’un petit débouché pour le secteur du chocolat, environ 2 à 3% du chiffre d'affaires annuel. Alors comment expliquer cet engouement soudain ? "Les restaurants sont fermés, donc ça veut dire que les amoureux ne pourront pas se retrouver autour d'une bonne table. Donc ils se disent 'on va quand même offrir des petits cadeaux'. Et puis, les gens veulent marquer le coup quand même et se réconforter à travers des sucreries, des chocolats. En tout cas, l'activité est très bonne pour nous", explique Daniel Mercier, vice-président de la Confédération des chocolatiers et confiseurs de France.

Mais la Saint-Valentin n'a pas été profitable à tout le monde. Parmi les plus impactés par la pandémie se trouvent les bijoutiers. La moitié a dû fermer ses portes en même temps que les grands centres commerciaux. Habituellement, la Saint-Valentin représente 20% du chiffre d'affaires, rappelle Sandrine Marcot, présidente déléguée de l'Union de la bijouterie et de l'horlogerie. Son constat est amer : "Cette année, que ce soit du côté des bijoutiers ou des consommateurs, la Saint-Valentin a quand même perdu beaucoup de charme et est un peu empreinte de tristesse…"

Europe 1
Par Elise Denjean, édité par Laetitia Drevet