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Piratage des impôts : quelques centaines de milliers d'usagers concernés, indique la DGFiP

(Illustration) [Jean-Marc Barrère / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

La direction générale des finances publiques indique ce vendredi que plusieurs centaines de milliers d'usagers sont concernés par le piratage du système d'information du fisc, révélé ce jeudi. Ce piratage a permis l'extraction de données de particuliers et de professionnels. Un bilan consolidé sera prochainement communiqué, ajoute la DGFiP.

Plusieurs centaines de milliers d'usagers sont concernés par le piratage du système d'information du fisc qui a permis l'extraction de données de particuliers et de professionnels, a annoncé vendredi la direction générale des finances publiques, qui communiquera un "bilan consolidé prochainement".

Deux attaques menées fin juin et fin juillet

L'administration fiscale a été la cible de deux attaques de ses systèmes d'information fin juin et fin juillet, revendiquées sur un forum de revente de données du "darkweb" par un cybercriminel. L'une d'elle, confirmée par la DGFiP, a notamment ciblée le système d'information du fisc, permettant aux auteurs d'aspirer des données personnelles de contribuables.

"À ce stade des investigations, quelques centaines de milliers d'usagers sont concernés" par cet acte malveillant", et la DGFiP "prendra directement contact avec chacun des particuliers et professionnels concernés afin de les informer des données les concernant et, le cas échéant, des mesures de vigilance à adopter", précise-t-on.

L'accès aux comptes piratés "immédiatement coupé" par la DGFiP

"Dès la détection de leur compromission, la DGFiP a immédiatement coupé les accès de l'ensemble des comptes utilisés dans les incidents identifiés. À titre préventif, la DGFiP a également coupé les accès à d'autres applications sensibles", précise le fisc.

Selon FrenchBreaches, site spécialisé qui a été le premier à documenter ces incidents, le premier piratage concernerait près de 393.000 particuliers et 285.000 professionnels. La seconde attaque, perpétrée fin juillet mais pas confirmée vendredi en milieu d'après-midi par la DGFiP, a ciblé le Serveur professionnel de données cadastrales (SPDC).