La situation dans les services d'urgences est de plus en plus complexe. Il n'est plus rare de devoir attendre plusieurs heures avant d'être ausculté par un médecin. C'est pour cela que les services de téléconsultation se développent en France. Dans "La France bouge", Elisabeth Assayag a reçu Sylvie Nhansana, CEO de Qare.
Pour lutter contre l'engorgement des services d'urgences dans les hôpitaux, les services de téléconsultation se développent en France. Dans La France bouge, sur Europe 1, Elisabeth Assayag a reçu Sylvie Nhansana, CEO de Qare, une plateforme de téléconsultation qui fonctionne de 6h à minuit, sept jours sur sept.
"En fonction de l'interrogatoire, il peut vous dire d'aller aux urgences"
Au total, 2.500 médecins travaillent pour Qare. Sylvie Nhansana explique que "la téléconsultation, de manière générale, évite 10% des passages aux urgences et donc 10% d'économies car le coût des passages aux urgences est très élevé pour chaque cas traité".
Qare permet de "désengorger" les urgences et aux utilisateurs d'obtenir un "avis médical" : "Quand vous êtes en situation d'urgence, le médecin peut vous rassurer. 'Votre enfant a de la fièvre, ce n'est pas grave, c'est une rage de dent'. Mais en fonction de l'interrogatoire, il peut vous dire d'aller aux urgences".
Pour Sylvie Nhansana, Qare est une alternative qui peut se révéler efficace "quand on n'arrive pas à joindre le SAMU". Elle espère également développer une sorte de "partenariat avec les plateformes d'orientation, de régulation et se dire que ça peut vraiment être une solution de passer par la téléconsultation pour faire ce premier filtre et diriger aux urgences seulement les personnes qui en ont vraiment besoin".