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Maximilien Carlier, édité par Manon Fossat
Le pass sanitaire est entré en vigueur dans certains lieux publics et devient peu à peu le quotidien des Français. Mais son utilisation n'est pas encore devenue un réflexe pour tous. C'est notamment le cas au zoo de Lille, où les visiteurs oublient parfois qu'ils doivent le présenter et sont contraints de faire demi-tour.
REPORTAGE

Les Français doivent désormais apprendre à vivre avec le pass sanitaire. Ce dispositif est en effet obligatoire dans certains lieux publics de cultures et de loisirs mais son utilisation n'est pas encore un réflexe pour tous. Au zoo de Lille, les visiteurs ont en effet du mal à intégrer qu'il est désormais nécessaire. Certains, pour éviter d'avoir à réaliser un test ou de se faire vacciner, réalisent même de faux pass grâce à des applications. 

"D'ici à la deuxième dose, je ne peux rien faire"

Patrice et Michèle, les yeux rivés sur leur téléphone devant l'entrée du parc, sont incapables de trouver le fameux Graal. "Je cherche mon pass sanitaire mais je ne l'ai pas chargé sur mon portable", explique Michèle. "On emmène nos petits-enfants au zoo mais on ne peut pas rentrer", surenchérit son mari après avoir parcouru trois kilomètres et demi à pied pour rien. Pourtant, ils sont vaccinés et ont bien reçu les deux doses et les sept jours de protection qui s'en suivent.

 

A quelques mètres de là, Akermi, plutôt énervée, doit également faire demi-tour. "J'ai la première dose de vaccin mais je ne peux pas rentrer. Je dois attendre jusqu'au mois d'août d'avoir la deuxième dose. Donc d'ici là je ne peux rien faire du tout avec les enfants, ni aller à la piscine, ni au zoo ou au parc d'attractions. On va faire quoi ?", s'interroge la mère de famille qui ne décolère pas. La seule solution en effet, c'est le test antigénique. Certains visiteurs vont d'ailleurs en faire un en pharmacie avant d'entrer.

 

De faux QR code

D'autres ne s'embêtent pas de cette formalité et trichent clairement, comme l'explique un des agents de sécurité du zoo. "Il y a des applications sur les réseaux sociaux sur lesquelles vous payez 200 euros et ils vous donnent un faux QR code. Puis ils modifient une pièce d'identité avec le faux nom et prénom pour que le scan soit correct. Et ça passe", assure-t-il. Ce vigile estime qu'il ne peut rien faire contre ces faux, car il n'est pas habilité. Et ce même s'il voit que la pièce d'identité a été retouchée. Malgré tout le phénomène reste encore marginal : il ne l'a constaté que quatre fois ici au zoo.