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Pierre Herbulot, édité par Anaïs Huet , modifié à
Françoise vit depuis plusieurs décennies dans un appartement de la rue du clos Notre-Dame, qui lui offre un pleine vue sur la cathédrale. Évacuée au moment de l'incendie, elle appréhende de rentrer chez elle.
TÉMOIGNAGE

À cause de l'incendie de la cathédrale, une cinquantaine de familles qui vivaient tout proche de l'édifice ont dû être évacuées. Elles n'ont toujours pas pu regagner leur domicile pour des raisons de sécurité.

"On sentait la chaleur avec la fenêtre fermée"

Pour Françoise, Notre-Dame de Paris, c'est un peu sa voisine d'en face. Installée rue du clos Notre-Dame, toutes ses fenêtres donnent sur l'édifice. Alors quand les flammes ont commencé à brûler la charpente de la cathédrale, elle était aux premières loges, sidérée. "On sentait la chaleur avec la fenêtre fermée. C'était impressionnant. Un policier ou un pompier est monté pour me dire de partir", raconte-t-elle au micro d'Europe 1.

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"Notre-Dame, c'est ma toile de fond"

Depuis, François vit chez son fils. Son immeuble et les deux d'à-côté font l'objet d'un arrêté d'interdiction d'occupation. Tant que des études approfondies n'ont pas été menées sur la stabilité de la cathédrale, impossible d'y retourner. Françoise attend donc l'aval de la préfecture pour rentrer chez elle. Elle appréhende ce moment. "Quand je vais revenir et que je vais voir Notre-Dame abîmée, ça va me faire quelque chose. C'est ma toile de fond. Je suis là depuis mon mariage, mes enfants y ont été baptisés", s'émeut la retraitée. "Il faut réparer cette cathédrale le mieux possible", exhorte-t-elle.

Durant les années à venir, ces travaux de reconstruction, qu'elle pourra observer depuis son salon, seront son quotidien.