NOTRE DAME 2:41
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Antoine Bienvault / Crédit photo : RICCARDO MILANI / HANS LUCAS / HANS LUCAS VIA AFP
Cinq ans après l'incendie qui a ravagé Notre-Dame de Paris, le 15 avril 2019, les principaux défis de sa restauration ont été relevés. Parmi eux : la restauration de la charpente, véritable forêt de poutres, ravagée dans l'incendie, et le toit de la cathédrale. Europe 1 s'est perchée à 40 mètres de haut pour observer le travail fastidieux des couvreurs.
REPORTAGE

Elle est surnommée la "forêt" de Notre-Dame et elle est désormais terminée. Cinq ans après l'incendie et de restauration, la charpente de la cathédrale est officiellement finalisée depuis janvier. Dorénavant, les couvreurs s'affairent à 40 mètres de haut pour reconstruire le toit du symbole de Paris. Europe 1 s'est glissée entre les échafaudages pour observer leur travail.

Des tables de plomb difficiles à manier

Et pour monter sur le chantier à plus de 40 mètres de haut, on emprunte d'abord un ascenseur qui nous dépose directement sur l'échafaudage où travaillent en ce moment ces couvreurs. Leur mission consiste à poser des tables de plomb, des sortes de plaques de 1,50 mètre de large sur la charpente de bois. Ils sont une dizaine à travailler tous les jours.

"On a une grande grue à tours, juste à côté, qui nous dessert le chantier. Donc on fait monter les palettes une par une au fur et à mesure de notre avancement. Parce qu'on ne peut pas se permettre de surcharger échafaudages. Une palette fait 292 kilos. C'est pile-poil le poids que supportent les échafaudages avec deux personnes à côté pour qu'on puisse travailler dessus", détaille Quentin, l'un des chefs de chantier.

Un système ingénieux

Des plaques de plomb très lourdes et par conséquent difficiles à manier. Alors pour pouvoir les poser sans se blesser, les couvreurs ont mis en place un système ingénieux. "On les fait descendre tout le long du toit avec un système de treuil. Ça fait comme un peu comme un skateboard qui descend sur le toit, qui porte la plaque de plomb. Et nous, on va la poser directement. Ça nous permet de manipuler le plomb sans le porter parce que les tables, elles font quand même 52 kilos et à porter à bout de bras, c'est très dur", décrit-il. 

Grâce à ce "skateboard", Quentin et ses compagnons posent en moyenne dix tables de plomb par jour. Un travail considérable puisqu'il y a 460 tables de plomb à poser sur le seul versant sud de la cathédrale, donc un petit peu plus de 900 au total.