Mortalité des abeilles : les pesticides pointés du doigt

, modifié à
  • A
  • A
Voir la vidéo sur Dailymotion
Partagez sur :
À l'occasion des API Days, les journées nationales de l'abeille, les apiculteurs alertent sur le sort de ces insectes, en déclin continu depuis vingt ans. Un déclin en partie dû aux pesticides.

30% des abeilles continuent de mourir chaque année en France. Depuis jeudi, les API Days, les journées nationales de l'abeille, permettent aux spécialistes de sensibiliser à la cause de ces insectes. Car s'il y a 1,3 million de ruches dans le pays, le déclin ne cesse de s'accélérer depuis vingt ans, à cause de l'agriculture intensive, des aléas climatiques et des insecticides. Le glyphosate est pointé du doigt par les apiculteurs…

"Cette année, les conditions sont catastrophiques"

Deux néo-nicotinoïdes classés toxiques ont été interdits il y a six mois, mais cette décision n'a pour l'instant aucun effet positif, selon Henri Clément, président de l'Union de l'apiculture française. "Elle ne sera efficace que dans 3-4 ans parce que ces produits ont une durée dans le sol qui est très longue. Ils contaminent donc les plantes pendant très longtemps", argue-t-il au micro d'Europe 1. "On a encore eu des intoxications au printemps, il y en a encore un peu partout… On ne sait jamais ce qui peut se passer."

 

>> LIRE AUSSI - Trois gestes accessibles à tous pour aider à sauver les abeilles

"Cette année par exemple, les conditions sont catastrophiques", éclaire encore l'apiculteur. "Quand il fait 9 degrés le matin, vous imaginez bien que les abeilles ne peuvent pas voler, qu'elles ne peuvent pas récupérer le nectar pour en faire du miel."

Aux États-Unis, un drone pollinisateur

Face au déclin des abeilles, une start-up américaine a mis au point un drone pollinisateur. Dans les exploitations agricoles, l'engin est programmé pour vaporiser une quantité importante de pollen dès que la fleur s'ouvre. Mais pour qu'il fonctionne, encore faut-il qu'il diffuse suffisamment de pollen. Et pour cela, il y a besoin de beaucoup d'abeilles. Quant à la France, aucune solution artificielle n'est pour le moment testée.

Europe 1
Par Laure Dautriche, édité par Thibauld Mathieu