Mort du chauffeur de bus agressé à Bayonne : "La justice permettra de me venger", estime sa femme

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Philippe Monguillot 2000*1000 1:25
Depuis son agression dimanche, Philippe Monguillot était en état de mort cérébrale. © GAIZKA IROZ / AFP
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Philippe Monguillot, chauffeur de bus bayonnais en état de mort cérébrale depuis sa violente agression dimanche dernier, est mort vendredi. Au micro d'Europe 1, sa veuve, Véronique appelle désormais la justice à prononcer "des peines exemplaires" contre ses agresseurs présumés. Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, est attendu sur place dans la journée.
TÉMOIGNAGE

Sa famille l'a annoncé vendredi : le chauffeur de bus agressé dimanche à Bayonne est décédé. Philippe Monguillot était en état de mort cérébrale après avoir été roué de coups et grièvement blessé à la tête alors qu'il voulait contrôler le ticket d'une personne et exigeait le port du masque pour trois autres passagers. Son épouse, Véronique, extrêmement choquée, se dit désormais soulagée. "On est apaisé. On a beaucoup pleuré ces derniers jours, il n’était vraiment pas raisonnable de continuer le protocole", explique-t-elle au micro d’Europe 1. "Il n’aurait pas accepté de se retrouver dans un état végétatif."

Elle demande maintenant que la justice soit exemplaire à l'égard des agresseurs présumés de son mari. "On est apaisé, mais la justice doit m'aider au maximum. C'est la justice qui permettra de me venger avec des peines exemplaires", assure cette mère de famille. "Il faut vraiment que la justice soit avec nous, avec mes enfants, avec moi, et qu'elle se rende compte de la gravité de ce qui a pu se passer."

"Il a perdu la vie pour un masque et 1,20 euros"

Gérald Darmanin, le nouveau ministre de l’Intérieur, doit se rendre samedi à Bayonne pour faire un point sur la sécurité dans la ville avec les responsables des services de l'Etat, puis rencontrer les conducteurs et syndicats des transports publics. "On ne peut pas enlever la vie à quelqu'un parce qu’il a fait son travail le plus correctement possible. C'est inimaginable", poursuit Véronique Monguillot, toujours au micro d’Europe 1. "Il a perdu la vie pour un masque et 1,20 euros, le prix d’un ticket de bus", rappelle-t-elle, tout en appelant les autorités à faire en sorte que cela "ne se reproduise plus."

Europe 1
Par Hélène Terzian, édité par Romain David