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Mort de Lyhanna : le ministre de l'Education rappelle l'existence d'un guide de signalement dans les établissements scolaires

Édouard Geffray, ministre de l'Éducation nationale, à son arrivée à la réunion ministérielle consacrée au suivi de l'affaire Lyhanna, à Paris, le 9 juin 2026. [Xose Bouzas / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Ce mercredi, Édouard a annoncé qu'il a réunit lundi les recteurs des académies pour leur rappeler l'importance de diffuser "systématiquement" un guide de signalement des faits à caractère sexuel dans les établissements scolaires.

Le ministre de l'Éducation nationale Édouard Geffray a rappelé aux recteurs des académies l'importance de diffuser "systématiquement" le guide de signalement des faits à caractère sexuel dans les établissements scolaires, a-t-il annoncé mercredi 10 juin.

"J'ai réuni lundi tous les recteurs de France pour leur demander de bien veiller à ce que le guide de signalement publié en mars soit systématiquement partagé", a-t-il dit sur TF1, revenant sur le dossier de la petite Lyhanna, retrouvée morte jeudi et dont le principal suspect était visé par une plainte pour viols sur mineure.

"L'école est le premier signaleur de France à la justice", avec 80.000 signalements par an "toutes causes confondues", a-t-il ajouté.

La constitution d'une "liste noire" des personnels interdits

En début d'année, Edouard Geffray avait annoncé la publication d'un "protocole d'action" sous la forme d'un "guide" permettant aux "personnels (de) faire les signalements de manière homogène et standardisée".

Le ministre a par ailleurs dit attendre "avec une certaine impatience" la constitution d'une "liste noire" des personnels interdits dans les établissements scolaires pour avoir eu des comportements déplacés avec des mineurs, une mesure qui devrait figurer dans le projet de loi sur la protection de l'enfance.

Cette liste noire, qui empêchera toute forme de réemploi au sein de l'école des personnes révoquées de l'Education nationale en raison de leur comportement déplacé avec des mineurs, consiste à "faire de l'école un sanctuaire absolu" et "faire en sorte qu'on n'attende pas la condamnation pénale pour empêcher quelqu'un de revenir chez nous".

Pas d'élément de "défaillance" dans l'éducation nationale selon le ministre à ce stade

Concernant le drame de Lyhanna, le ministre a assuré ne disposer d'aucun élément à ce stade "qui irait dans le sens d'une défaillance" de l'Education nationale, mais qu'il souhaitait "tout décortiquer". "Il faut qu'on sache tout ce qui s'est passé", a-t-il déclaré.

Il a confirmé qu'il y a cinq ans, un signalement visant le principal suspect Jérôme B. "a été émis par une proviseure, alors qu'il était agent de la région parce qu'il avait une relation par SMS avec une élève" et qu'il avait été "immédiatement suspendu et licencié".

À la question les services de l'Education nationale avaient-ils prévenu la gendarmerie dans la foulée ? Le ministre répond : "A ma connaissance, non, mais c'est une partie des choses qu'il faut vérifier, y compris parce qu'à l'époque, ils n'ont probablement pas considéré qu'une relation par SMS (...) ait relevé du champ pénal".

Edouard Geffray avait précisé en janvier que "30 à 40" radiations de personnels de l'Education nationale étaient faites par an (sur 1,2 million d'agents) "pour des faits à caractère sexuel, envers des mineurs ou entre adultes".