Militaire blessé à Montpellier : une enquête ouverte, l'IGPN saisie

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Selon plusieurs témoins, l'origine de la blessure ne fait "aucun doute" : il s'agirait d'un tir de lanceur de balles de défense.
Selon plusieurs témoins, l'origine de la blessure ne fait "aucun doute" : il s'agirait d'un tir de lanceur de balles de défense. © Valery HACHE / AFP
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Samedi soir à Montpellier, un militaire en permission a été blessé à l’œil, vraisemblablement par un tir de LBD, lors d'un affrontement entre casseurs et forces de l'ordre. Une enquête a été ouverte.

Une enquête a été ouverte après la blessure, attribuée par plusieurs témoins à un tir de lanceur de balles de défense (LBD), d'un militaire en permission, en marge de heurts samedi à Montpellier entre forces de l'ordre et casseurs, a indiqué lundi le parquet.

Une autre enquête ouverte pour une blessure survenue le 19 janvier. "Nous avons ouvert une enquête pour violences volontaires confiée à l'IGPN (Inspection générale de la police nationale) afin de déterminer comment cette blessure est survenue", a déclaré à l'AFP Christophe Barret, procureur de la République de Montpellier. Une autre enquête confiée à l'IGPN a été ouverte concernant la blessure au front d'un jeune homme en marge de la manifestation de "gilets jaunes" du samedi précédent, le 19 janvier, a-t-il indiqué.

Le préfet reconnaît "un tir de flashball" à ce moment-là. Le militaire, âgé de 21 ans, qui ne participait ni à la manifestation de "gilets jaunes" ni aux heurts qui ont suivi, a été blessé à l'os malaire, au niveau de l’œil. À 22h30, alors que la manifestation de "gilets jaunes" était terminée et qu'une "déambulation de casseurs" était en cours dans le centre ville, "des fonctionnaires de la BAC ont essuyé des jets de bouteilles et ont utilisé leurs armes collectives de défense. Il y a eu du tir de 'flashball' à cette occasion...", a indiqué lundi le préfet de l'Hérault Pierre Pouëssel qui s'exprimait lors de ses vœux à la presse. Selon lui, trois tirs de LBD ont été enregistrés samedi à Montpellier, deux par la Brigade anti-criminalité (BAC) et un par la gendarmerie.

 

Le militaire va porter plainte. "Un militaire en permission qui sortait d'un restaurant avec ses camarades a dit d'abord qu'il avait été blessé par une balle qui avait ricoché", a ajouté le préfet. Le militaire qui a été hospitalisé, "va porter plainte, l'IGPN est saisie et donc il y aura une enquête qui permettra de restituer les faits dans leur vérité", a-t-il affirmé.

Des "débordements violents" depuis plusieurs semaines. Le préfet a évoqué des manifestations "qui se traduisent par des débordements violents depuis le 22 décembre, allant crescendo de samedi en samedi sur Montpellier". Cette situation "inacceptable" est le "fait de casseurs bien identifiés", "un groupe d'anars bien connus à Montpellier, parfois renforcés par des gens venus de Lyon et de collègues du Gard...", a-t-il relevé. Vingt-huit policiers et neuf gendarmes ont été blessés depuis le 17 novembre dans le département, a-t-il dit. Le préfet a appelé les "gilets jaunes" qui manifestent pacifiquement à déclarer leur manifestation afin de pouvoir "isoler les casseurs" dont le nombre oscille, selon lui, entre 100 et 300 à Montpellier.