Méningite : un deuxième cas mortel chez un jeune en mai dans l'Hérault

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Un vaccin existe contre la méningite.
Un vaccin existe contre la méningite. © AFP
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Une femme est morte mi-mai d'une méningite à Montpellier, deuxième cas mortel connu dans le département au mois de mai.

Une jeune femme de 20 ans est morte le 15 mai à Montpellier des suites d'une méningite à méningocoque de type C, a annoncé jeudi l'Agence régionale de santé (ARS). Le 4 mai, un étudiant montpelliérain âgé de 23 ans était mort de la même maladie à son domicile de Palavas-les-Flots, au sud de Montpellier. Dans les deux cas, "les premiers résultats des prélèvements bactériologiques ont confirmé une méningite d'origine bactérienne à méningocoques de type C", selon l'ARS. Cependant, l'enquête épidémiologique "ne permet pas d'établir de lien entre ces deux cas". 

Traitement préventif des proches. Pour identifier précisément le germe, des analyses complémentaires sont actuellement effectuées par le Centre national de référence des méningocoques, à l'Institut Pasteur (CNR). Les personnes qui ont été en contact de manière directe et prolongée avec les patients infectés ont été identifiées et incitées à consulter leurs médecins traitants pour un traitement antibiotique préventif, précise l'ARS. La méningite à méningocoque est une grave infection qui affecte la membrane du cerveau et survient le plus souvent chez les jeunes enfants, les adolescents et les jeunes adultes. 

Vaccin désormais obligatoire pour les bébés. Le risque de transmission est faible, le méningocoque étant une bactérie très fragile en dehors de son environnement naturel, l'arrière-gorge. Il existe un vaccin efficace contre la méningite de type C, souligne l'ARS, rappelant que ce vaccin "est recommandé depuis 2010 pour les personnes âgées de 12 mois à 24 ans et obligatoire chez les nourrissons nés depuis le 1e janvier 2018". La méningite à méningocoque fait l'objet d'une déclaration obligatoire par les professionnels de santé. Depuis le début de l'année, 30 cas ont été signalés sur la région Occitanie, ce qui correspond à l'incidence moyenne habituellement constatée (600 cas par an en France, soit 1 à 2 cas pour 100.000 personnes).