Manifestations des "gilets jaunes" : "il y a de la violence verbale, qui encourage certains à 'tuer du flic'"

, modifié à
  • A
  • A
"De plus en plus, il y a de la haine", estime un responsable du syndicat Unsa-Police interrogé par Europe 1 (photo d'illustration). 0:50
"De plus en plus, il y a de la haine", estime un responsable du syndicat Unsa-Police interrogé par Europe 1 (photo d'illustration). © AFP
Partagez sur :
Thomas Toussaint, délégué national du syndicat Unsa-Police, livre à Europe 1 son sentiment alors que les "gilets jaunes" manifestent pour le neuvième samedi consécutif, samedi. 
INTERVIEW

Le dispositif est à nouveau impressionnant : 80.000 membres des forces de l'ordre sont mobilisés samedi dans toute la France, dont 5.000 à Paris, pour encadrer "l'acte 9" du mouvement des "gilets jaunes". Alors que les autorités s'inquiètent d'éventuels débordements, les policiers redoutent eux que des violences ne les visent directement et déplorent, quatre ans après la communion qui avait suivi l'attentat de Charlie Hebdo, le regain d'un "sentiment anti-flic". 

"On souhaite que ces déferlements de haine soient condamnés". "De plus en plus, il y a de la haine, il y a de la violence verbale qui encourage certains à passer à l'acte contre les forces de l'ordre, à tuer du flic, à s'en prendre à nos familles", explique à Europe 1 Thomas Toussaint, du syndicat Unsa-Police. "Sous couvert de l'anonymat, il y en a qui se permettent de faire n'importe quoi et ils se disent qu'ils ne seront jamais poursuivis. On souhaite que ces déferlements de haine et de violence soient condamnés."

L'usage de la force "pour répondre à des actes de violence". "Ce n'est pas audible d'entendre que les forces de l'ordre sont la source des violences dans les manifestations", ajoute le délégué national du syndicat. "En aucun cas on ne vient pour taper des gens gratuitement. Quand on fait usage de la force, c'est parce qu'on ne peut pas tenir un terrain qu'on nous a demandé de tenir autrement, ou pour répondre à des actes de violence, ni plus ni moins."

Europe 1
Par Pierre de Cossette et Margaux Lannuzel