Pierre, un ex-policier, témoigne des difficultés matérielles de l'institution qui sont loin d'être une nouveauté, alors que la police manifeste dans une vingtaine de villes ce samedi matin. Réécoutez l'extrait. Vous pouvez réagir au 01.80.20.39.21.
Il a quitté la police après 20 ans de service. Alors que les policiers manifestent ce samedi, Pierre, un auditeur, va se joindre au cortège. Ancien fonctionnaire, il soutient ses ex-collègues dans leurs revendications et témoigne de conditions matérielles très complexes qui sont loin d'être une nouveauté.
"Ce n'est pas nouveau"
"On a une institution qui souffre beaucoup et je comprends complètement la colère des collègues aujourd'hui. Je comprends leur colère mais aussi leur souffrance, il faut l'entendre. On parle des conditions matérielles, elles sont déplorables, mais ce n'est pas nouveau. Moi j'ai exercé ce métier depuis 20 ans, ça a toujours été le cas", affirme-t-il dans Eliot Deval et vous.
"Quand vous avez des policiers qui n'ont pas de quoi écrire, des ordinateurs qui sont vieillissants, qu'on ne change pas, où on doit être, et je l'ai vécu, les mendiants des autres administrations pour récupérer des bureaux, des chaises, ce genre de matériel... À un moment donné, ça fatigue tout le monde."
"Et je ne parle même pas des conditions de travail un peu plus opérationnelles, comme les véhicules, les gilets pare-balles et ce genre de choses."