A Paris, "15.000 à 20.000" personnes, selon le syndicat Alliance, sont présentes dans le cortège, dont plusieurs personnalités politiques d'extrême droite, comme les candidats à l'hôtel de ville Sarah Knafo et Thierry Mariani ainsi que l'eurodéputée Marion Maréchal.
Réunis derrière la banderole "Citoyens avec la police, stop à l'insécurité, stop à l'impunité", aux côtés des représentants du syndicat Alliance Police nationale (majoritaire), les manifestants sont partis de la place de la Bastille et se dirigent vers celle de la Nation.
Toujours d'après les organisateurs, les manifestants étaient un millier à Toulouse. Ils étaient 1.500 à Lyon, 400 à Lille et 400 sous la pluie marseillaise, selon les préfectures locales. Au total, le syndicat Alliance indique qu'environs 45.000 policiers ont battu le pavé.
Depuis le cortège parisien, notre reporter, Antoine Bienvault, voit le cortège s'élancer à l'instant. Il témoigne d'une mobilisation massive des policiers, mais aussi d'un grand nombre de Français venus apporter leur soutien. La manifestation se déroule "dans le plus grand des calmes".
Alors que le cortège parisien est prêt à partir, et que d'autres, notamment à Nice, se sont déjà élancés, Pierre, un ex-policier, témoigne dans Eliot Deval et vous. Il explique que les difficultés matérielles qui poussent les fonctionnaires à battre le pavé ce samedi sont loin d'être une nouveauté.
"On parle des conditions matérielles, elles sont déplorables, mais c'est pas nouveau. Moi j'ai exercé ce métier depuis 20 ans, ça a toujours été le cas. [...] Quand vous avez des policiers qui n'ont pas de quoi écrire, des ordinateurs qui sont vieillissants, qu'on ne change pas, où on doit être, et je l'ai vécu, les mendiants des autres administrations pour récupérer des bureaux, des chaises, ce genre de matériel..."
"La police a besoin de vous, venez manifester votre soutien pour une police respectée et protégée !" Voilà la phrase que l'on peut lire sur l'affiche annonçant la "mobilisation citoyenne" emmenée par le syndicat Alliance Police.
C'est à partir de 11 heures que les différents cortèges de cette "mobilisation citoyenne" à l'initiative du syndicat Alliance vont s'élancer. Voici les points de rassemblements dans les différentes villes :
- Paris (place de la Bastille)
- Lille (Grand Place)
- Arras (place Maréchal-Foch)
- Marseille (Ombrière du Vieux port)
- Nice (place Masséna)
- Ajaccio (place de la gare)
- Lyon (place Maréchal-Lyautey)
- Clermont-Ferrand (place Gaillard)
- Grenoble (Hôtel de police)
- Dijon (Hôtel de police)
- Bordeaux (Hôtel de ville)
- Pau (Hôtel de ville)
- La Rochelle (parvis de la gare)
- Toulouse (devant la préfecture)
- Perpignan (place du Castillet)
- Nîmes (devant la préfecture)
- Rouen (Hôtel de ville)
- Nantes (Hôtel de police)
- Rennes (Hôtel de la préfecture)
- Orléans (place du Martrois)
- Reims (Square Colbert)
- Strasbourg (Hôtel de police)
- Metz (Hôtel de ville)
Invité d'Europe 1 jeudi, Fabien Vanhemelryck, le patron du syndicat Alliance à l'initiative de ces rassemblements, a détaillé les raisons de cette action nationale. "C'est un cri à l'aide. Bientôt le policier ne pourra plus assurer la sécurité des personnes et des biens", alerte-t-il
"Aujourd'hui on se retrouve dans une situation où le pays va mal, on parle de crise sociale, et la police est impuissante par rapport à une situation qui dégénère. On a un pays en déliquescence, et on se retrouve dans une situation où bientôt le policier ne pourra plus assurer la sécurité des personnes et des biens. C'est pour ça qu'on manifeste et qu'on demande l'aide de la population."
Jeudi, le ministère de l'Intérieur a publié les chiffres de la délinquance pour l'année 2025. La violence progresse dans le pays, de façon significative : +5% pour les violences physiques hors vol, et +8% pour les violences sexuelles.