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Cafards, fuites d'eau et manque de fonctionnaires... Les policiers dans la rue ce samedi pour dénoncer leurs conditions de travail

[Xavier GALIANA / AFP]

Infrastructures qui tombent en ruine, réponse judiciaire pas à la hauteur, budgets insuffisants... Face à la dégradation rapide de leurs conditions de travail, les policiers manifesteront ce samedi partout en France. Et les Français sont invités à la rejoindre pour alerter sur l'importance de préserver la sécurité. 

De nombreux indicateurs de l'insécurité poursuivent leur hausse en 2025. Ainsi, le nombre de violences physiques a augmenté de 5%, tandis que les refus d'obtempérer sont toujours plus nombreux, avec une nouvelle augmentation de 11% l'an dernier. 

Des indicateurs qui virent au rouge écarlate, alors même que les fonctionnaires de police crient leur colère, face à un manque cruel de moyens. 

Un ras-le-bol généralisé

Ainsi, ce samedi, dans 23 villes de France, les fonctionnaires sont appelés à manifester suite à l'appel du syndicat Alliance, tout comme tout citoyen qui voudrait se joindre aux cortèges, afin d'appeler à plus de moyens et à la dégradation des conditions de travail. 

Le ras-le-bol est généralisé dans les rangs des policiers, notamment face à la dégradation rapide de leurs infrastructures et de leur matériel. "Le vestiaire des motos à Lille, dès qu’il pleut, ils prennent l'eau !", dénonce  Yoann Maras, responsable national du syndicat de police Alliance au micro d'Europe 1. 

"La fermeté de la justice n’est pas au rendez-vous"

"Ça dégouline de partout du plafond. Nos collègues doivent se changer sous la douche", regrette-t-il. Et la préfecture du Nord n'est pas la seule ville a être concerné par ce genre de problèmes. "Dans la très célèbre Préfecture de police de Paris, des cafards se promènent à l’intérieur de la machine à café", confesse le syndicaliste. 

Les budgets sont également au cœur des préoccupations, dénonçant un manque criant de personnel, notamment dans l'investigation, où les dossiers s'empilent. Près de trois millions de plaintes sont actuellement en attente de traitement. Et puis, il y a aussi le volet judiciarisation. Yoann Maras dénonce, une réponse pénale qui ne suit pas. 

"La fermeté n’est pas au rendez-vous. On devrait avoir des peines minimales, des peines fermes, rapides et réellement exécutées", estime-t-il. Pour toutes ces raisons, et parce que les forces de l’ordre ont un sentiment d’abandon, les policiers appellent les Français à marcher à leurs côtés et à demander au gouvernement de remettre la sécurité au cœur des débats.