Manifestation des "gilets jaunes" en Savoie : "on offre et le péage et une explication sur le RIC en prime"

  • A
  • A
Voir la vidéo sur Dailymotion
Partagez sur :
En Savoie, les "gilets jaunes" ont manifesté samedi au péage de Sainte-Hélène. L'occasion d'échanger avec les vacanciers avant de les laisser rejoindre les stations de ski.
REPORTAGE

Mobilisation en baisse pour l'"acte 6" des "gilets jaunes" : il y avait un peu moins de 24.000 manifestants en France à 14h samedi. En régions, des blocages ont eu lieu sur différents points stratégiques. En Savoie, les "gilets jaunes" étaient réunis à la barrière de péage de Sainte-Hélène, sur l'A43, point d'entrée vers les stations de ski de la Tarentaise. Malgré le trafic chargé, la journée s'est déroulée dans le calme.

Joie et bonne humeur. Les vacanciers ont été accueillis par Marie et sa grande banderole. "On leur souhaite la bienvenue en Savoie. Aujourd'hui, c'est opération sourire. On essaye de les faire rentrer chez nous dans la joie et la bonne humeur, de les bloquer le moins possible et de rendre leur passage au péage agréable", explique la manifestante, gilet jaune sur le dos. Derrière elle, un de ses camarades a ramené une batterie dont le son a rythmé la manifestation toute la journée. 

Dans les cabines de péage désertes, les "gilets jaunes" ont pu entamer la conversation avec les automobilistes. "On prend le ticket, on offre et le péage et une petite explication sur le RIC en prime", explique un des manifestants posté dans sa cabine. Le RIC, c'est le référendum d’initiative citoyenne, l'une des principales revendications du mouvement.

Des vacanciers solidaires. Globalement, la manifestation a été plutôt bien accueillie par les vacanciers qui montent vers les stations avec les skis sur le toit de la voiture. "Il faut que la France bouge un peu. C'est bien qu'il y en ait qui se mobilisent", lâche un conducteur. "On est à fond derrière vous, ne lâchez rien", scande une autre. Aucun incident n'est à déplorer alors que les gendarmes ont veillé au grain toute la journée.

À quelques encablures de là, l'ambiance était plus tendue à Grenoble, où des affrontements, parfois violents, ont eu lieu entre 200 "gilets jaunes" et une centaine de policiers.