Si les températures devraient baisser fin août et laisser davantage de place aux orages, la chaleur pourrait rapidement reprendre ses droits. Après un mois de juillet record, le plus chaud et l’un des plus secs jamais enregistrés en France depuis 1900, Europe 1 fait le point sur ce à quoi il faut s'attendre pour septembre et octobre.
Chaud devant. Après un été 2026 marqué par des températures exceptionnellement élevées et plusieurs épisodes de forte chaleur, la France n’est pas au bout de ses surprises. Les dernières tendances météorologiques dessinent en effet une fin d’été encore chaude, avec un mois de septembre qui pourrait largement conserver des allures estivales. En revanche, le scénario devrait progressivement évoluer en octobre, avant un possible retour plus franc des précipitations à l’automne.
La chaleur pourrait bien jouer les prolongations en France. Après plusieurs semaines dominées par les fortes chaleurs, un changement de temps se profile à la fin du mois d’août. Le flux océanique devrait progressivement reprendre de l’influence, favorisant des températures plus respirables et un temps plus instable, notamment avec le retour des orages. La deuxième quinzaine d’août pourrait être sensiblement plus agitée que le début du mois.
Cette parenthèse plus fraîche ne signifie toutefois pas nécessairement que l’été est terminé. Les tendances saisonnières continuent de privilégier un scénario plus chaud que les normales sur la France au cours des prochains mois. Météo-France avait déjà identifié, pour la période allant de juillet à septembre, un scénario majoritairement plus chaud que la normale sur l’Hexagone et la Corse.
Septembre pourrait ressembler à un mois d’été
Selon les dernières projections de La Chaîne Météo, septembre pourrait rester nettement plus chaud que les normales, avec un excédent thermique envisagé autour de +1,5 à +2 °C à l’échelle nationale.
Dans ces conditions, des épisodes de forte chaleur tardive ne peuvent pas être exclus, notamment durant la première partie du mois. Autrement dit, en septembre, la France peut encore connaître des séquences très chaudes, particulièrement dans le Sud.
Il faut toutefois faire une distinction importante. Une tendance saisonnière "plus chaude que la normale" ne signifie pas que la France connaîtra nécessairement une nouvelle canicule nationale. Météo-France rappelle que ces prévisions sont probabilistes et qu’elles ne permettent pas de déterminer à l’avance le nombre, la durée ou l’intensité des éventuels épisodes de chaleur.
Autrement dit, un mois de septembre chaud est un scénario plausible, mais une nouvelle canicule reste impossible à dater plusieurs semaines à l’avance.
La chaleur n’est pas la seule source d’inquiétude. Après un été particulièrement sec, la question des précipitations devient cruciale. Les projections disponibles privilégient encore un déficit pluviométrique sur certaines régions en septembre. Les éventuels orages pourraient apporter localement d’importantes quantités d’eau, mais ces précipitations ne suffisent pas forcément à reconstituer les réserves hydriques.
Les régions allant des Pyrénées aux frontières de l’est et au sud-est seraient les plus exposées à des précipitations proches ou au-dessus des normales de saison. Un orage intense produit en effet une pluie très concentrée dans le temps. Une partie importante de l’eau peut alors ruisseler rapidement au lieu de pénétrer profondément dans des sols particulièrement secs.
Octobre : la transition pourrait enfin commencer
Le mois d’octobre devrait marquer une évolution progressive du scénario. La Chaîne Météo envisage encore des températures supérieures aux normales, mais avec un excédent plus limité, de l’ordre de +1 °C. Les conditions anticycloniques pourraient continuer à favoriser de belles journées, tandis que les nuits deviendraient progressivement plus fraîches.
Le terme de "canicule" serait alors beaucoup moins approprié. Même avec des températures anormalement élevées, les conditions automnales rendent plus difficiles les épisodes de chaleur comparables à ceux observés au cœur de l’été.
Octobre pourrait surtout constituer une période de transition : encore doux, parfois très doux, mais avec une circulation des perturbations progressivement plus fréquente.
Sur le front des précipitations, le signal apparaît également moins net. Certaines régions pourraient retrouver des pluies plus proches des normales, tandis que le Sud-Est resterait exposé à des épisodes méditerranéens "sous l’influence de gouttes froides méditerranéennes et d’une mer encore très chaude".
Faut-il donc s’attendre à une sixième canicule ?
À ce stade, il serait prématuré d’annoncer une nouvelle canicule en septembre. Les tendances disponibles indiquent clairement un risque de chaleur supérieure aux normales, particulièrement en septembre. Elles ne permettent cependant pas d’affirmer qu’un nouvel épisode caniculaire frappera la France, encore moins d’en déterminer les dates ou l’intensité.
Le scénario le plus crédible est celui d’une prolongation de la chaleur estivale, ponctuée de périodes plus fraîches et orageuses. La fin du mois d’août pourrait ainsi offrir un premier répit avant un mois de septembre qui conserverait des caractéristiques très estivales.
Une chose paraît néanmoins plus claire : l’été 2026 ne devrait pas disparaître brutalement au lendemain du 31 août.
La tendance actuelle laisse plutôt entrevoir une transition progressive vers l’automne. Septembre pourrait encore être chaud, octobre rester doux, tandis qu’un changement plus marqué du régime des précipitations pourrait intervenir plus tard.