23eme jour de grève à la SNCF contre la réforme des retraites . Alors que la mobilisation bat toujours son plein vendredi , avec en moyenne six TGV sur dix et un Transilien sur cinq, les Français ont appris à composer pour circuler en dépit des annulations de trains. A la gare de Bercy, ils sont nombreux à avoir choisi le bus pour partir et revenir de vacances de Noël. Europe 1 est allée à leur rencontre.
Les trajets durent beaucoup plus longtemps : escale oblige, il faut même compter jusqu’à 10h pour faire un Bordeaux-Lille. Mallaury s’est fait une raison : plutôt que de galérer en train, elle a directement réservé un aller-retour Lyon-Paris. "C’était plus économique et plus rapide. Les trains, on n'a pas compté dessus et la voiture, pour revenir à Paris, non plus", souligne-t-elle au micro d'Europe 1.
Les prix des bus explosent
Même option pour Jean-Jacques qui voulait que sa fille le rejoigne pour les fêtes. Il lui a réservé un billet en ligne. "Ça a été bus directement puisqu'il n’y a pas de train, et rien n’est proposé en solution. Elle part à 15h35, elle arrive à 22 heures… C’est le système D, c’est pénible !"
Pénible aussi pour Romaric, utilisateur régulier des bus. Le prix de son billet a explosé à cause des grèves. "C’est un peu particulier car énormément de personnes prennent le bus à cause des grèves. Ils sont pleins et le prix est beaucoup plus élevé que le train. La première fois que je l’ai pris ça m’avait coûté 3 euros, là je l’ai payé quasiment 150." Pour le retour, il mise donc plutôt sur le covoiturage, encore moins cher. Le covoiturage, c’est aussi le plan de secours de milliers d’utilisateurs depuis maintenant 3 semaines. Les réservations ont plus que doublé selon les plateformes.