Les jeunes qui se mobilisent pour la planète sont-ils vraiment écolos ?

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Le chroniqueur d'Europe 1 Jean-Pierre Montanay s'interrogent sur les convictions écologiques des jeunes qui se mobilisent pour la planète. 

Les jeunes du monde entier se mobilisent depuis des mois pour défendre la planète en organisant manifestations et grèves. A Paris, des activistes d'Extinction Rebellion, ont occupé la place du Châtelet pendant cinq jours avant d'être délogés. Mais ces jeunes sont-ils vraiment écolos ? Notre chroniqueur Jean-Pierre Montanay s'interroge sur Europe 1 dans sa chronique "En attendant demain".  

"lls ne doutent de rien ces jeunes des générations millennials et Z. Z comme ces Zorro écolos, qui donnent des leçons à leurs parents en ne jurant que par les aliments en vrac pour éradiquer les emballages, en dégainant l’empreinte carbone à tout bout de champs ou en invoquant la pénurie mondiale d’eau devant un robinet qui coule. La gourde est leur nouveau totem et sur les murs de leurs chambres d'ados, le Che est détrôné par Greta Thunberg , la nouvelle révolutionnaire verte. 

Il est vrai toutefois que les lycéens, dans le monde sont un peu les seuls à se bouger avec une telle énergie et à sonner le tocsin pour défendre notre maison qui brûle. En France, ce vaste élan a même gagné les cités avec des opérations "quartiers propres" inimaginables il y a encore quelques années. Les plus radicaux avec leur mouvement anarcho- écolo, "Extinction Rebellion" congestionnent les centre villes pour la bonne cause. Dommage qu’ils laissent parfois derrière eux une montagne de déchets, pas génial pour le message ! 

Leurs habitudes de consommation ne seraient pas si écolos que ça ?

Ennemis jurés du plastique et de l’avion, ils sont aussi les champions de la pollution numérique causée par leur sur-consommation de vidéos en Streaming et de musiques en ligne hyper-gourmandes en données, stockées dans ces fameux data center, épouvantables aspirateurs à CO2. Rajoutez les batteries, très polluantes à fabriquer et l’usage généralisé de la trottinette pas aussi propre qu’elle en a l’air. Bref, la jeunesse qui bouge est un coût pour le climat. 

Bon j’en ai fini avec ma minute en mode "vieux con". Au final, même si ces jeunes ne sont pas tous adeptes des toilettes sèches, si nos générations avaient réagis comme eux trente ans auparavant, les experts du Giec ne nous feraient pas cauchemarder avec leurs sombres prévisions". 

Europe 1
Par Jean-Pierre Montanay édité par Laura Andrieu