"Les gens n'en peuvent plus", déplore Natacha Bouchart, maire de Calais

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Invitée du "Grand journal du soir" de Matthieu Belliard à Calais, vendredi, la maire de la ville portuaire a comparé la situation difficile des "gilets jaunes" à celle des maires face à l'exécutif.

INTERVIEW

En plus de leur écharpe tricolore, les maires vont-ils bientôt porter un gilet jaune ? Pour Natacha Bouchart, maire Les Républicains de Calais et invitée du Grand journal du soir de Matthieu Belliard, vendredi, la situation des personnes mobilisées contre l'exécutif est d'une certaine manière comparable à celle des maires, en colère contre le gouvernement.

Des maires "qui se débrouillent". "Les maires subissent depuis plusieurs années des privations importantes mais se débrouillent et continuent à agir pour le bien de leur population en amenant des services", explique Natacha Bouchart, qui évoque pour Calais la prochaine gratuité des transports en commun. Selon elle, les édiles partagent les difficultés de leurs administrés "au quotidien" et sont "à même de juger que les gens n'en peuvent plus".

>> De 17h à 20h, c’est le grand journal du soir avec Matthieu Belliard sur Europe 1. Retrouvez le replay ici

La "gravité de la situation" pas prise en compte. La maire ne charge pas seulement l'exécutif actuel et dénonce "quelque chose qui s'est cumulé au fil des ans, des différents présidents de la République". "Ça a explosé quand cette agression fiscale est venue percuter chacun." Même si, juge-t-elle, le gouvernement actuel est responsable "de la non-prise en compte de la gravité de la situation d'hier, d'il y a un mois. On n'a pas eu la réponse de personnes sensées qui savent comment vivent les citoyens en France."

Appel au calme. Avant une journée sous très haute tension, samedi, à Paris mais aussi partout en France, Natacha Bouchart a condamné par avance les violences qui pourraient survenir. "Il y a aussi des solutions, il faut qu'on reste calme, qu'on en appelle à la responsabilité" face aux casseurs, responsables de dégâts matériels mais aussi en termes de communication, avec des "images destructrices pour la France", estime-t-elle.