Lors de l'émission "Christine Kelly et vous", Mathieu Bock-Côté estime que certains fondent leur bonheur sur l'avènement d'une société parfaite, source selon lui de frustration. "Les gens de gauche sont souvent tristes car la condition de leur bonheur dépend de la perfection sociale", selon lui.
Lors de l'émission "Christine Kelly et vous", Mathieu Bock-Côté a livré une réflexion sur le bonheur, la joie et le rapport au politique. "Les gens de gauche sont souvent tristes car la condition de leur bonheur dépend de la perfection sociale", affirme-t-il.
L'essayiste a développé au micro d'Europe 1 une réflexion sur le bonheur, la joie et le rapport au politique. "Les gens de gauche sont souvent tristes car la condition de leur bonheur dépend de la perfection sociale", affirme-t-il.
"Ils portent l’injustice du monde comme un poids"
Selon Mathieu Bock-Côté, certaines visions idéologiques reposeraient sur un idéal collectif inaccessible. Tant que la société ne correspond pas à cet horizon rêvé, ceux qui y adhèrent resteraient enfermés dans un sentiment d’insatisfaction.
"Ils portent l'injustice du monde comme un poids qui les écrase totalement", explique-t-il. À ses yeux, cette manière de voir l'existence empêche de profiter des joies simples du quotidien.
À cette quête de perfection sociale, l'essayiste oppose une approche plus incarnée de la vie. Il cite G.K. Chesterton, pour qui "c'est une grâce que d'exister".
Pour lui, le bonheur se trouve d’abord dans les expériences concrètes : l’amitié, les repas partagés, les conversations, l’amour ou les combats menés ensemble.
"Il y a le bonheur des conversations, le bonheur du repas, le bonheur de l'amour", résume-t-il.
Mathieu Bock-Côté estime aussi que la joie relève en partie du tempérament. "La joie est une question du pli de l'âme", assure-t-il.
"Certaines personnes restent enclines à la tristesse"
Selon lui, certaines personnes restent enclines à la tristesse quelles que soient les circonstances, tandis que d’autres conservent une capacité à apprécier l'existence malgré les difficultés.
Enfin, il rappelle que la politique et la vie publique ont leur importance, mais ne doivent pas occuper tout l’espace personnel.
"Celui qui ne conserve pas une part de joie privée, d'intimité, de densité existentielle, celui-là est condamné à pleurer tous les jours avec la cité", conclut-il.