Le ministère de l'Éducation affirme une nette amélioration du recrutement des enseignants cette année, avec une baisse significative des postes non pourvus à l'issue des concours, signe selon Édouard Geffray d'un début d'inversion de la tendance.
Le nombre de postes d'enseignants non pourvus est en forte réduction cette année à l'issue des concours de recrutement, a affirmé mercredi le ministre de l'Éducation Édouard Geffray, selon qui "la courbe est en train de s'inverser".
"J'ai une bonne nouvelle: cette année, pour la première fois, nous avons fortement réduit le nombre de postes non pourvus", a indiqué le ministre dans un entretien au quotidien La Montagne, alors que les résultats des concours enseignants doivent tomber dans les prochains jours.
L'académie de Créteil reprend des couleurs selon le gouvernement
Dans l'académie de Créteil, "en tension depuis des années", "pour la première fois cette année, le concours y a fait le plein de professeurs des écoles", a-t-il notamment cité. "La courbe est en train de s'inverser", s'est-il félicité.
Pour répondre à la crise du recrutement qui touche l'Éducation nationale depuis plusieurs années, le concours a été avancé cette année à la fin de la licence, une réforme destinée à élargir le vivier de candidats.
Jusqu'à l'an dernier, les aspirants professeurs, dans le premier degré (écoles maternelles et primaires) comme dans le second degré (collèges et lycées) ne pouvaient passer le concours qu'après un master (bac+5).
Une entrée "beaucoup plus progressive et sécurisée"
Cette année, une double session était organisée : les nouveaux concours à bac+3 ont coexisté avec les concours à bac+5. Ce système transitoire doit durer jusqu'en 2027, avant la disparition définitive du concours à bac+5 en 2028.
Les admis intégreront en septembre un Master enseignement et éducation (M2E), une formation professionnalisante de deux ans, rémunérée. "L'entrée dans le métier est ainsi beaucoup plus progressive et sécurisée. Cela participe clairement à l'attractivité", souligne Edouard Geffray.
Parallèlement, la nouvelle licence spécifique de préparation au professorat des écoles (LPE) "a attiré plus de 87.000 candidatures pour 8.000 places", selon le ministre. "On est en train de remonter la pente. L'objectif est de reconstruire une véritable filière", assure-t-il. En 2025, plus de 2.600 postes étaient restés vacants, selon des données compilées par l'AFP.