Johnny Hallyday : Laura et David "essayent de faire croire qu'il y a un clan Boudou"

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L'avocat de Laeticia Hallyday, Maître Ardavan Amir-Aslavani, se dit "écœuré" sur Europe 1 par la stratégie d'attaque des avocats de Laura Smet et David Hallyday.
INTERVIEW

Alors que se tenait vendredi l’audience en référé sur l’héritage de Johnny Hallyday, sa veuve, Laeticia, a été une nouvelle fois présentée comme "Madame Boudou", son nom de jeune fille, par les avocats de David Hallyday et Laura Smet. "Dans cette campagne médiatique insupportable, ça m’écoeure de la voir qualifiée de 'Madame Boudou', car c’est balayer 23 années de vie commune avec Johnny Hallyday", a dénoncé dans Europe Soir l’avocat de Laeticia Hallyday, Maître Ardavan Amir-Aslavani.

"Protéger sa femme et ses mineures". Laura Smet et David Hallyday "essayent de faire croire qu’il y avait un clan Boudou, que l’artiste était faible, fragile et dominé par ce clan, et que Laeticia aurait été l’instrument de ce clan", estime Ardavan Amir-Aslavani. "Mais sachez qu’en huit ans, je n’ai jamais croisé André Boudou, le père de Laeticia, le chef de ce soit-disant clan." "La réalité de l’affaire est que l’artiste a voulu coucher sur son testament des dispositions qui lui tenaient à cœur, qu’il a maintes fois répétées dans les dix dernières années de sa vie. Il voulait protéger sa femme, et ses mineures de 9 et 11 ans, qui vont continuer à exister, sans la présence de leur père", fait valoir le conseil de Laeticia.

"Il a doté ses enfants". Alors que les enfants aînés du rockeur, mort en décembre dernier, font valoir un déshéritement, illégal en France, l’avocat de Laeticia Hallyday assure qu’ils ont pourtant eu leur part du patrimoine. "J’ai rappelé (vendredi) à l’audience qu’il y a des actes qui disent clairement qu’il a doté ses enfants : pour son fils aîné David, l’usufruit de la maison pour la moitié qui revenait à l’artiste ; pour sa fille Laura, les appartements et les sommes qu’il lui devait. (Johnny Hallyday) a suffisamment donné pour ne pas avoir besoin de donner plus", détaille en outre Ardavan Amir-Aslavani.

Un album "post mortem". Quant à l’album posthume, sur lequel Laura Smet et David Hallyday demandent un droit de regard, l’avocat de la défense précise qu’il s’agit plutôt d’un album "post mortem", car le rockeur "a validé la totalité de ses chansons de son vivant, avec les musiciens et la maison de disque". "Si Laura et David avaient pris attache avec eux, s’ils avaient passé ne serait-ce qu’un seul coup de fil, Laeticia aurait bien entendu accéder à leur demande… Au lieu d’un coup de fil, elle a reçu une lettre recommandée qui l’assignait" en justice, déplore de nouveau son avocat.

Ainsi, Maître Ardavan Amir-Aslavani affirme que Laeticia Hallyday ne serait pas "dans des dispositions favorables" pour accéder aux requêtes des enfants aînés de Johnny Hallyday. La justice doit rendre sa décision le 13 avril prochain.

Europe 1
Par M.Be.