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«J'ai l'impression de servir de pompe à essence pour l'État» : à Lille, les usagers toujours désemparés face au prix du carburant

En raison notamment du conflit qui perdure au Moyen-Orient, les prix à la pompe sont toujours aussi contraignants pour les usagers. Dans le Nord, ces derniers sont dépités, regrettant que cela ait un impact sur leurs activités quotidiennes.

À Lille, les stations essence ne désemplissent pas. Les prix plafonnés attirent les automobilistes, excédés malgré tout par le tarif du sans plomb, qui atteint des records. 

Les consommateurs n'ont plus de marge

"J'ai l'impression de servir de pompe à essence pour l'État, qui prend un max' de taxes dessus et Total qui, soi-disant, fait ses offres mais qui fait un super bénéfice, comme d'habitude. Une fois de plus, c'est nous qui payons et subissons les conséquences de tout ça", désespère Rodolphe, raccrochant le pistolet dépité. 

"Il y a quelques années, les Gilets jaunes étaient dans la rue pour moins que ça", souligne-t-il. "Ce qu'il faudrait surtout, c'est baisser les prix. Parce que dans d'autres pays européens, c'est plus bas", se désole, elle, Stéphanie. 

"On a envie de faire autre chose que de mettre du carburant dans notre voiture. Aujourd'hui, on compte différemment. Les loisirs, on en fait moins. Moins de restaurants, moins de choses", ajoute-t-elle. "Et même si le conflit au Moyen-Orient prend fin, on sait très bien que les prix à la pompe resteront élevés", conclut cette automobiliste.