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Lionel Gougelot // Crédit photo : FRANK PERRY / AFP
Après plusieurs inondations en moins de cinq moins, l'État accélère dans les Hauts-de-France pour mieux prévenir le débordement de certains cours d'eau dans le nord. C'est le cas notamment du fleuve Aa, ou une nouvelle méga pompe vient d'être mise en service, près de Dunkerque. Objectif : faire baisser le niveau de l'eau dans l'arrière-pays.

L'eau continue d'angoisser les habitants vivant proches des rivières du nord du pays. Il faut dire que la région a été fortement touchée par les inondations depuis le début de l'automne 2023. Alors, une nouvelle méga pompe vient d'être rénovée et mise en service à l'embouchure de l'Aa, près de Dunkerque. Elle s'ajoute à celle qui avait fonctionné lors des récentes crues, mais qui avait dû être renforcée par des installations provisoires venues de Hollande notamment. Une installation pérenne qui va désormais permettre de favoriser l'évacuation des eaux fluviales vers la mer et donc de limiter les conséquences des crues dans l'arrière-pays.

L'aménagement permet d'évacuer plus de 60.000 m3 d'eau du fleuve vers la mer. Les zones inondées en cas de crue dans la vallée de l'Aa devraient être plus rapidement soulagées. "C'est un peu nos moyens stratégiques d'évacuation de l'eau. Ça permettra de monter en puissance de manière beaucoup plus rapide en cas de période de crue, ce qui nous permettra vraiment, dès qu'on aura une alerte météo, de pousser le maximum d'eau en dehors des canaux et donc des habitations", explique au micro d'Europe 1 Loïc Xavier Thirode, le préfet délégué pour la défense et la sécurité.

"C'est vrai qu'on est rassuré"

À 30 kilomètres dans l'arrière-pays, dans la région de Saint-Omer, les opérations de curage des cours d'eau ont débuté. Jean-Paul, un habitant de la zone, reconnaît que les engagements du gouvernement semblent être tenus. "Le curage, l'histoire des pompes aussi, notamment une qui aurait été remise en état là-bas, près de Dunkerque... C'est vrai qu'on est rassuré parce qu'on voit que c'est pris au sérieux. C'est vrai, il faut l'avouer. Certes, il va falloir s'habituer à des hauteurs d'eau un peu plus importante. Mais j'espère que ça va se régler justement avec ces travaux et je pense qu'on va y arriver", assure-t-il. 

Reste pour ces sinistrés une angoisse persistante et des regards inquiets vers le ciel à la moindre averse. Un traumatisme encore loin d'être effacé.