INFO EUROPE 1 - Coronavirus : 120 gendarmes rapatriés depuis l'Espagne

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120 élèves gendarmes sont rapatriés en France depuis le sud de Madrid. 1:24
120 élèves gendarmes sont rapatriés en France depuis le sud de Madrid. © STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
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Ces militaires français, qui étaient en formation, sont rapatriés d'Espagne vendredi après deux cas de coronavirus signalés dans l’établissement qui les accueille, situé dans le plus gros foyer infectieux du pays.

Trois autocars et deux voitures font route depuis le sud de Madrid pour aller rapatrier en France une centaine d’élèves gendarmes de l’école de Tulle et leur vingtaine d’encadrants. Le centre de la Guardia civil où ils étaient en formation, à Valdemoro, a été évacué après deux cas avérés de coronavirus. Deux autres cas avaient également été détectés dans une maison de retraite proche du centre de formation.

Il avait d'abord été envisagé de ramener ces élèves gendarmes dans leurs foyers respectifs pour qu'ils y restent en quatorzaine. Cette organisation avait particulièrement inquiété les familles. Finalement, les militaires et leurs encadrants vont tous regagner l'école de Tulle où ils seront examinés par un médecin. Ils y resteront provisoirement.

Un trajet strictement encadré

Au micro d'Europe 1, Bernadette, l’épouse de l’un d’eux, décrivait l'organisation du trajet : "Mon mari va être rapatrié sanitairement dans des bus, parqué, rideaux tirés, avec des masques, avec une distance de sécurité avec un chauffeur."

Le cortège de trois bus est parti vendredi, à l'aube. Ils sont suivis par deux voitures où se trouvent deux élèves, isolés du reste de groupe par précaution car légèrement fiévreux. Le trajet sera strictement encadré pour éviter au maximum les contacts extérieurs, selon les informations recueillies par Europe 1. Ils auront droit à des pauses sur des aires d’autoroute sans station-service, où ils pourront se rendre aux sanitaires cinq par cinq en portant leurs masques. Des consignes de discrétion leur ont été diffusées, selon leurs proches, afin qu’ils ne communiquent pas sur les conditions de leur retour.