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Incendies et mineurs interpellés : «Il faut demander des comptes aux enfants et aux parents», clame Sarah El Haïry

Sarah El Haïry, Haute commissaire à l’Enfance, est l’invitée de La Grande Interview. [Europe 1]

Plus d'un tiers des personnes interpellées dans les enquêtes liées aux incendies de l'été sont des mineurs. Invitée de La Grande Interview Europe 1, la Haute commissaire à l'Enfance Sarah El Haïry appelle les parents à ne pas minimiser ces actes et rappelle qu'"il n'y a pas d'excuses".

Depuis le début de l’été, 375 personnes ont été interpellées dans le cadre des enquêtes liées aux incendies qui ont frappé la France. Parmi ces individus, 142 sont mineurs, dont 36 ont déjà été incarcérés. Mais concrètement, comment expliquer que plus d'un tiers des personnes interpellées en lien avec ces incendies soient des mineurs ? Pour l’occasion, Sarah El Haïry, Haute commissaire à l’Enfance, est l’invitée de La Grande Interview sur Europe 1 ce mercredi.

"Ne pas minimiser"

Pour l’ancienne ministre, "les incendies, et en particulier quand ils sont volontaires, ont des conséquences monstrueuses pour les hommes et les femmes qui essayent de nous défendre du feu". "Ce sont des équipes d’une force et d’une dévotion qui sont telles qu’on ne peut pas prendre ça à la légère. Ce n’est pas un jeu d’été que de s’amuser à vivre des sensations fortes, et donc il n’y a pas d’excuses pour des plus jeunes qui expliqueraient que, finalement, ce serait moins grave", insiste-t-elle.

Sarah El Haïry estime donc que la "première des responsabilités est aussi dans le discours des parents, de ne pas minimiser". "Il faut d’abord demander des comptes aux enfants et bien sûr aux parents également pour une raison toute simple. La première des protections, c’est aussi de poser un cadre. Il faut être extrêmement clair avec ces adolescents", persiste l’invitée d’Europe 1.

Selon la Haute commissaire à l’Enfance, "une partie de cette génération, malheureusement, est habituée à vivre des créations de scènes avec les réseaux sociaux et les médias". "Ne pas prendre à la légère ces actes, c’est la première des protections qu’on leur doit. Il ne faut pas minimiser la responsabilité qu’un adolescent a dans son action. Les enfants sont encore sous la responsabilité de leurs parents et c’est bien à la maison qu’on pose le cadre", conclut-elle, tout en ajoutant : "La République, les institutions sont faites pour la faire respecter, on le doit bien aux pompiers et à l’ensemble des victimes."