Aller au contenu principal
Actuellement à l'antenne

En directIncendies : 375 interpellations, dont 142 mineurs en France

[CLEMENT MAHOUDEAU / AFP]
Les pompiers continuent de batailler pour contenir les reprises de feu dans le Var et en Gironde, où les flammes n'ont presque pas gagné de terrain, ainsi que près de Carcassonne dans l'Aude, où un incendie déclaré dans l'après-midi est désormais "fixé".
Dans le Var, l'incendie reste contenu avant une "nouvelle bataille" contre le vent

Dans le Var toujours placé sous vigilance orange pour la canicule lundi, les pompiers devront livrer une "nouvelle bataille" cet après-midi pour contenir les reprises de feu dans des conditions particulièrement défavorables.

L'incendie, qui a démarré vendredi au sud de l'important brasier fixé il y a six jours près du massif du Gros Bessillon, est contenu et n'a pas progressé cette nuit mais n'est toujours pas fixé à ce stade.

"La nouvelle bataille, c'est l'après-midi pour faire face à ce renforcement du vent, avec des humidités relatives médianes qui ont été annoncées", a déclaré lundi midi lors d'un point-presse le lieutenant-colonel Michel Audier, l'un des porte-parole des pompiers.

375 personnes interpellées en France en lien avec les incendies

Trois cent soixante-quinze personnes, dont 142 mineurs, ont été interpellées en lien avec les incendies en France, a appris lundi l'AFP auprès du ministère de l'Intérieur.

Sur ces 375 interpellations, 36 personnes ont déjà été incarcérées, a précisé une source proche de l'enquête par la suite, confirmant une information de BFMTV.

De nombreux incendies se sont déclarés en France depuis le début de l'été, notamment en Gironde où le feu le plus grave depuis 1949 est désormais fixé après avoir brûlé plus de 40.000 hectares en une dizaine de jours.

Le mégafeu révèle des obus de la Seconde Guerre mondiale, déminage au Porge

Le mégafeu de Gironde a révélé la présence d'obus de la Seconde Guerre mondiale au Porge, où des opérations de déminage sont menées depuis plusieurs jours afin de permettre le retour complet des habitants, autorisés à regagner leur domicile lundi sauf deux quartiers.

Dans ce village, le plus touché par les destructions d'habitations en Gironde avec plus de 180 maisons brûlées, quatre obus d'environ 30 centimètres de long, rouillés et couverts de terre, gisaient au sol lundi matin au milieu d'une parcelle carbonisée, a constaté l'AFP.

Sur une clôture, un éclat d'obus a creusé un trou noirci de la taille d'une balle de tennis. Un petit véhicule 4x4 de reconnaissance parcourait lundi matin cette surface calcinée de cinq hectares.

Depuis vendredi, 75 obus ont été récupérés en surface et "il en reste davantage", selon le commandant Philippe, chef du centre de déminage de Bordeaux, qui souhaite ne pas donner son nom. Un autre champ à proximité pourrait être concerné, selon l'officier.

Une mobilisation importe dans le Var

Dans le Var, la lutte contre les flammes se poursuit. Près de 1.500 pompiers restent mobilisés pour éviter la reprise de nombreux points chauds encore actifs. 

D'autant que de nouvelles rafales de vent sont attendues cet après-midi et que les températures devraient atteindre au moins 35 degrés dans le département, avec localement, des températures attendues jusqu'à 37 degrés. 

Après l'incendie en Gironde, le terrible retour des sinistrés du Porge

Plus de 200 habitations ont été détruites, dont 180 dans le village du Porge. Les habitants ne sont toujours pas autorisés à revenir sur les lieux. Mais certains viennent malgré tout constater les dégâts, comme ce couple de sinistrés qui découvre pour la première fois sa maison calcinée par les flammes.

"Il n’y a plus rien, c’est un désastre." Seuls les quatre murs de la maison sont encore debout au milieu d’un vaste terrain recouvert de cendres. Arrivés sur les lieux, Marc et Isabelle n’ont plus les mots. "C’est une désolation, mais faut qu’on tienne debout. C’est toute une vie, des souvenirs… C’est très dur à reconstruire. On est en vie, c’est le principal", réagit le couple. Retrouvez notre article ici.

Arès tente de reprendre vie malgré les inquiétudes des habitants et des commerçants

Quelques jours après que le mégafeu en Gironde ait été fixé, à Arès, sur le bassin d'Arcachon, les habitants ont pu commencer à regagner leur domicile depuis samedi. Mais la commune reste vide.

Le ciel est bleu, l'odeur de brûlé a disparu, mais les rues du centre-ville restent désertes. Les volets des maisons sont fermés, Jacqueline ne reconnaît plus son quartier. "Je suis frappée par le silence qu'il y a autour. D'habitude, à cette saison de l'année, on entend des cris d'enfants, là, il n’y a rien", constate-t-elle.

Seuls deux commerces ont rouvert sur une dizaine. À la maison de la presse, les clients viennent surtout trouver un peu de réconfort. "On a quand même pas mal de clients qui sont choqués de ce qui s'est passé, qui sont encore inquiets aussi par rapport à ce qui peut arriver", précise Pascale, la gérante. Retrouvez notre article ici