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«Il n’y a plus rien, c’est un désastre» : après l'incendie en Gironde, le terrible retour des sinistrés du Porge

Plus de 200 habitations ont été détruites, dont 180 dans le village du Porge. [Ed JONES / AFP]

En Gironde, l’heure est au constat après le passage du mégafeu. Alors que les flammes sont désormais fixées, des habitants du Porge découvrent leurs maisons détruites. Entre tristesse, colère et désarroi, les sinistrés tentent de mesurer l’ampleur des pertes après avoir tout perdu.

Le douloureux retour de ceux qui ont tout perdu. En Gironde, alors que le mégafeu est désormais fixé, l’heure est aux constatations. Plus de 200 habitations ont été détruites, dont 180 dans le village du Porge. Les habitants ne sont toujours pas autorisés à revenir sur les lieux. Mais certains viennent malgré tout constater les dégâts, comme ce couple de sinistrés qui découvre pour la première fois sa maison calcinée par les flammes.

"L’État va devoir rendre des comptes"

"Il n’y a plus rien, c’est un désastre." Seuls les quatre murs de la maison sont encore debout au milieu d’un vaste terrain recouvert de cendres. Arrivés sur les lieux, Marc et Isabelle n’ont plus les mots. "C’est une désolation, mais faut qu’on tienne debout. C’est toute une vie, des souvenirs… C’est très dur à reconstruire. On est en vie, c’est le principal", réagit le couple.

Ils vivaient dans cette maison à deux étages avec leurs deux enfants depuis un an. Désormais, tout est méconnaissable. Au milieu des débris, une machine à laver et un cadran de vélo à moitié fondu. La famille a dû partir en vitesse et n’a rien pu sauver.

"On a tout perdu, les souvenirs, les photos de mes enfants. On a trimé pendant des années", déplorent Marc et Isabelle. Les larmes coulent sur leurs joues, mais ils sont surtout très en colère contre les autorités et la préfète de Gironde.

"Je suis très en colère. La préfète dit qu'il faut attendre et pendant ce temps-là, nous, on fait quoi ? On n’a plus rien, nos souvenirs… Elle veut nous reloger où, dans des campings ? L’État va devoir rendre des comptes", s’indigne la famille.

Désormais traumatisé, le couple préfère tout reconstruire ailleurs, loin de la nature et de ses dangers.