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«Ils sont décomplexés» : dans l'Oise, la fédération de chasse publié un guide pour bien réagir face aux anti-chasse

Insultes, dégradations matérielles, menaces de morts... La tension montre dans l'Oise. Face aux invectives des anti-chasse, la fédération de chasse du département dévoile un guide des bonnes pratiques pour bien réagir en cas de confrontation entre des chasseurs et des opposants.

Dans l'Oise, les tensions entre les chasseurs et les militants anti-chasse se multiplient. Intimidation, sabotage, menaces de morts... Depuis quelques semaines, les quelque 12.000 chasseurs du département sont particulièrement visés. 

Face à la situation, La Fédération départementale des chasseurs de l'Oise a donc décidé de publier un mode d'emploi pour savoir comment réagir en cas de conflit ou d'acte de malveillance. 

À Laneuville-en-Hez, les chasseurs marchent en lisière de forêt. Face à eux, 15 miradors au sol sur moins d'un kilomètre. "Pour moi c'est du sabotage, les gens ils réfléchissent pas quand ils font ça, c'est pour embêter les chasseurs", confie Michel au micro d'Europe 1.

En 55 ans de chasse, il n'a jamais été confronté à une telle situation. "Je suis un petit peu en colère quand même parce que c'est beaucoup de travail. Il faut les monter, aller les installer et quand on arrive et qu'ils sont par terre, ça ne fait pas plaisir", poursuit-il. 

"Les anti-chasse se sont complètement décomplexés"

Les chasseurs retrouvent aussi leur voiture rayée et sont désormais menacés de mort sur les réseaux sociaux. Des actes qui inquiètent Brice. "Pour l'instant on n'a pas de confrontation directe avec ces personnes-là, heureusement, parce qu'on est quand même en action de chasse. Si jamais on venait à avoir une confrontation, on a peur de comment ça pourrait se passer. Alors, on donne les consignes de ne pas répondre aux provocations", explique le chasseur. 

Pour Marc Morgan, directeur de la Fédération des chasseurs de l'Oise, les propos récents de Sandrine Rousseau sont à l'origine de ce climat anxiogène. "La députée écologiste a appelé à affronter physiquement les chasseurs. Les anti-chasse se sont complètement décomplexés", s'alarme-t-il. 

"Les gens pensent que si elle l'a dit, c'est normal, on peut le faire. C'est complètement irresponsable. Si les chasseurs n'étaient pas là, la biodiversité s'en porterait beaucoup moins bien", insiste le directeur. 

Face à la multiplication des menaces, la consigne est claire, signaler toute dégradation ou intimidation à la gendarmerie.