"Il faudrait que ça s'arrête" : le neveu de Vincent Lambert demande la fin de la bataille judiciaire après la dernière expertise

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Les experts mandatés par la justice viennent de conclure que l'"état végétatif chronique irréversible" de Vincent Lambert ne lui laisse plus "d'accès possible à la conscience". Pour son neveu, interrogé jeudi sur Europe 1, "on ne peut pas faire des rapports à longueur de temps pour ensuite dire que l'on continue."
TÉMOIGNAGE EUROPE 1

L'état de santé de Vincent Lambert ne s'est pas amélioré : les experts mandatés par la justice ont confirmé que son "état végétatif chronique irréversible" ne lui laisse plus "d'accès possible à la conscience". Cette conclusion pourrait faire basculer la bataille judiciaire autour d'un éventuel arrêt des soins. Pour François Lambert, le neveu de cet infirmier psychiatrique sur un lit d'hôpital depuis son accident de voiture en 2008, "l'expertise dit en gros ce qui était dit en 2014, en 2011, si ce n'est que l'état de santé de Vincent se dégrade, parce qu'il va se dégrader jusqu'à ce qu'il meure."

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"Cercle vicieux". La bataille judiciaire autour du cas de Vincent Lambert devrait en tout cas se poursuivre, avec d'un côté ses parents et une partie de la fratrie, opposés à l'arrêt des soins, et de l'autre sa femme, qui veut éviter un "acharnement thérapeutique", expression que les experts ne reprennent pas dans leurs dernières conclusions. Favorable à l'arrêt des soins, François Lambert anticipe que, "très vraisemblablement, le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne dira que l'on s'acharne sur Vincent. La question est de savoir si la décision sera appliquée ou pas, parce qu'on est dans une espèce de cercle vicieux, chaque procédure alimente celle d'après", comme il l'a regretté auprès d'Europe 1.

 

Vincent Lambert est bien dans un "état végétatif chronique irréversible" :

Un rapport "insoutenable". D'où un ras-le-bol autour de la guerre de tranchées qui dure entre les deux camps : "Ça suffit, ce n'est pas le tout de constater qu'on s'obstine sur un patient", réclame-t-il. "Médicalement, c'est quand même ultra-violent quand vous lisez les rapports. Si vous avez un temps soit peu d'affection pour cette personne, c'est quand même assez insoutenable. On ne peut pas faire des rapports à longueur de temps, tous les quatre ans, pour ensuite dire que l'on continue. Il faudrait que ça s'arrête."