"Je n'ai pas dormi, pas mangé pendant trois jours", témoigne le gagnant du Loto du Patrimoine

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Philippe s'est vu remettre son chèque par Stéphane Pallez, patronne de la Française des Jeux et en présence du Monsieur Patrimoine, Stéphane Bern.
Philippe s'est vu remettre son chèque par Stéphane Pallez, patronne de la Française des Jeux et en présence du Monsieur Patrimoine, Stéphane Bern. © LUDOVIC MARIN / AFP
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Philippe, originaire de Haute-Garonne, a gagné 13 millions d'euros au Loto du patrimoine le 14 septembre dernier, il s'est confié au "Parisien". 

Fidèle du Loto depuis 20 ans, il ne pensait pas forcément que cette fois-ci serait la bonne en jouant le 14 septembre dernier au Loto du patrimoine. Philippe, originaire de Haute-Garonne, est l'heureux vainqueur de cette première édition, dont une partie des gains va financer la rénovation des monuments en péril. Mercredi, à Boulogne-Billancourt, dans les locaux de la Française des Jeux, il a reçu son chèque de 13 millions d'euros, rapporte Le Parisien.

"Acheter une maison". Mercredi, la présidente de la Française des jeux lui a remis son chèque en présence de Stéphane Bern, le "Monsieur patrimoine" du gouvernement. Ce dernier, taquin, lui a demandé combien il pensait donner pour sauver les monuments menacés... Si on ne connaît pas la réponse de Philippe, ce père de famille a déjà une idée de ce qu'il va faire de son pactole : le partager avec les siens. "Mettre tout le monde à l'abri, puis devenir propriétaire", glisse-t-il. Et même s'il imagine des rêves fous comme "survoler le Grand canyon en hélicoptère" ou "chercher de l'or en Australie", il a des projets somme toute modestes : "on va acheter une maison avec, pourquoi pas, une piscine et un jardin, et, si possible, avec des voisins pas trop près". 

Un gros lot "inquiétant". Au café-supérette de Boussens, là où il a validé son ticket, il a eu "du mal à croire" à son gros lot. "J'ai vérifié deux fois", puis, "j'ai offert ma tournée", raconte-t-il au Parisien. S'il reconnaît que l'argent "contribue pas mal au bonheur", c'est aussi "inquiétant", concède-t-il : "je n'ai pas dormi, pas mangé pendant trois jours". 

Le "métier de haute voltige, à la limite du cascadeur" de Philippe le poussait à "prendre des risques". Il se réjouit donc de pouvoir réduire de beaucoup son activité professionnelle. Enfin, précaution à prendre selon lui : se méfier des faux amis. "Je risque d’avoir plein de mouches. Mais on va acheter des grosses tapettes à mouches", prévient-il sur le ton de l'humour.