Au lendemain de la mort de l'adjudant-chef Arnaud Frion, le général Dominique Trinquand retrace le parcours du sous-officier à la "carrière exceptionnelle". Réécoutez l'extrait. Vous pouvez réagir au 01.80.20.39.21.
"Il est mort pour la France". C'est par ces mots qu'Emmanuel Macron a annoncé dans la nuit du 12 au 13 mars la mort de l'adjudant-chef Arnaud Frion du 7ème bataillon de chasseurs alpins de Varces, lors d'une attaque au Kurdistan irakien. Le militaire tricolore est mort tué par un drone Shahed, un engin fabriqué par l'Iran qui pèse environ 200 kg.
Invité d'Eliot Deval et vous ce vendredi, le général Dominique Trinquand retrace le parcours de l'homme tombé au feu.
"Il est entré comme simple soldat et il a gravé tous les échelons jusqu'à devenir sous-officier. Et là, au moment de sa mort, il était adjudant-chef, c'est-à-dire le plus haut grade des sous-officiers. Il a été décoré de la médaille militaire, qui est la plus haute médaille qui puisse être accordée à un sous-officier. Il a fait une carrière exceptionnelle avec une multitude d'opérations", rappelle le général.
À notre frère d'armes. Toute l'armée de Terre salue son engagement 🫡🇫🇷 https://t.co/XbzjcA9Aswpic.twitter.com/uk2b5fNqp5
— Armée de Terre (@armeedeTerre) March 13, 2026
Au-delà de l'uniforme, Arnaud Frion était également un mari et le père d'un enfant, et le général ne l'oublie pas. "J'ai une pensée particulière pour sa famille, étant moi-même fils d'un père tué, donc pupille de la Nation. Il faut simplement dire à son épouse, à son enfant, que l'armée ne l'abandonnera pas, la nation ne l'abandonnera pas, son enfant va être pupille de la Nation, et donc on va chercher à les accompagner du mieux possible après cette perte terrible."