Huit mois de prison ferme pour une agression homophobe à Paris

  • A
  • A
L'accusé a été reconnu coupable de "violences volontaires en réunion, avec armes et en raison de l'orientation sexuelle". (photo d'illustration)
L'accusé a été reconnu coupable de "violences volontaires en réunion, avec armes et en raison de l'orientation sexuelle". (photo d'illustration) © OZAN KOSE / AFP
Partagez sur :
Un homme de 45 ans avait été insulté et roué de coups par un groupe mi-octobre, dans la capitale, en raison de son orientation sexuelle. 

Un jeune homme de 18 ans a été condamné vendredi par le tribunal correctionnel de Paris à un an de prison dont quatre mois avec sursis pour une agression homophobe, qui avait eu lieu mi-octobre dans la capitale. Il a été reconnu coupable de "violences volontaires en réunion, avec armes et en raison de l'orientation sexuelle" ainsi que d'"outrage sexiste en raison de l'orientation sexuelle", une infraction créée en août dernier. 

"Fais caca, sale pédé, sale pédé". Un soir, mi-octobre, dans le 14ème arrondissement de Paris, un homme de 45 ans a été pris à partie par plusieurs jeunes hommes et jeunes femmes, armés de bouteilles en verre et de bâtons. Le groupe l'a insulté, le traitant de "sale pédé". "Oui et alors ?", leur avait répondu le quadragénaire, qui n'a pas pu venir au procès le 18 janvier "à cause du stress permanent" suite à l'agression, selon son avocate. Le prévenu est accusé de lui avoir lancé "Fais caca, sale pédé, sale pédé", tout en filmant la scène pendant laquelle la victime recevait de violents coups dans les côtes, lui valant trois jours d'incapacité totale de travail.

Deux autres victimes. Mais le jeune majeur qui a été condamné vendredi conteste être l'auteur de ces infractions et a interjeté appel, a indiqué son avocate, Laurence Tartour. L'audience sur les intérêts civils a été renvoyée en attendant une expertise médicale. Il devra en revanche verser 3.000 euros et 4.000 euros pour préjudice moral à deux hommes qui étaient intervenus lors de l'agression, et qui avaient été, eux aussi, passés à tabac.