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Hall repensé, concours... Comment le Salon de l'agriculture ajuste sa programmation en l'absence de vaches

[Quentin de Groeve / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Privé de vaches en raison de la dermatose nodulaire contagieuse, le Salon de l’agriculture a dévoilé un programme repensé pour maintenir l’attractivité de son édition 2026. Spectacles équestres, duplex avec des élevages, espaces thématiques… Les organisateurs multiplient les alternatives pour compenser cette absence inédite.

Le Salon international de l’agriculture, qui ouvrira ses portes le 21 février à Paris, se déroulera définitivement sans bovins, conséquence directe de la crise de la dermatose nodulaire contagieuse. Malgré les insistances d'Emmanuel Macron, le président du Salon Jérôme Despey l'a confirmé lors d’une conférence de presse.

Les organismes de sélection des races bovines avaient, dès la mi-janvier, décidé de ne pas présenter d’animaux, et le Salon “respecte ce choix”. Cette absence, inédite pour un événement largement tourné vers le grand public, pourrait peser sur la fréquentation - environ 600.000 visiteurs les années précédentes - même si Jérôme Despey estime qu’il est “prématuré” de mesurer l’impact.

Un hall totalement repensé 

En octobre, le Sommet de l’élevage, organisé sans bovins près de Clermont-Ferrand, avait déjà constaté une nette baisse de visiteurs, mais cet événement reste davantage orienté vers les professionnels. 

Pour maintenir l’intérêt du public, le Ceneca a entièrement repensé la configuration du Hall 1, habituellement consacré à plus de 400 vaches. Le “ring” central accueillera cette fois démonstrations, spectacles et concours équestres. Des créneaux seront également réservés aux organismes bovins pour diffuser des “produits”, des “films” ou encore des “duplex en direct” depuis des fermes  - un dispositif encore en phase de confirmation, précise Valérie Leroy, directrice du Salon. 

"Agri'culture" 

Deux autres rings seront consacrés aux concours ovins et porcins, tandis que 3.500 animaux d’autres espèces (ânes, chiens, chats…) seront présents. Les volailles, elles aussi absentes depuis 2019 en raison de la grippe aviaire, ne feront pas leur retour cette année. Autre nouveauté : un hall entièrement dédié à “l’agri’culture”, mêlant cinéma, librairie et exposition d’objets atypiques, dont “des paillettes de semence de taureau”. Des concerts mêlant musiques folkloriques, pastorales ou extraits d’opéra sont également programmés.