Les chauffeurs des "cars Macron" autorisés à rouler deux heures de plus par jour : "C'est un risque très très minime"

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La mesure a pour but de fluidifier le trafic durant la période des fêtes. 3:05
La mesure a pour but de fluidifier le trafic durant la période des fêtes. © PIROSCHKA VAN DE WOUW / ANP / AFP
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Pour faciliter les déplacements des Français pour les fêtes de fin d'année, en pleine période de grève, les chauffeurs des "cars Macron" et interurbains ont été autorisés à rouler deux heures de plus par jour. Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la sécurité routière, était au micro de Matthieu Belliard, jeudi sur Europe 1. 

Une troisième semaine de grève interprofessionnelle débute et nombreux sont les Français qui se demandent comment rentrer chez eux pour les fêtes de fin d'année. Interrogé sur Europe 1, Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la sécurité routière, précise pourquoi les chauffeurs des "cars Macron" (et non les chauffeurs de cars scolaires) et interurbains ont été autorisés exceptionnellement à rouler deux heures de plus par jour jusqu'au 24 décembre.

"C'est une augmentation minime"

"C'est conforme au droit européen qui encadre ce secteur et qui est un règlement de sécurité routière. C'est une augmentation minime car c'est deux heures par jour mais au maximum six heures par semaine, et jusqu'au 24 décembre", assure Emmanuel Barbe. "Donc c'est un risque très très minime."

Le délégué interministériel rappelle par ailleurs que la mesure a pour but de fluidifier le trafic. "Si on ne fait pas ça pour les cars dits Macron mais aussi les cars affrétés par les régions, interurbains, il y aura des gens qui ne pourront pas bouger de chez eux, ou qui risquent de prendre leur voiture. Et mettre plus de voitures sur la route, ça n'est pas bon".

"Je ne pense pas qu'on aura à reconduire la mesure"

La sécurité n'est donc, selon lui, pas menacée par la mesure dans l'immédiat. Et si celle-ci venait à être prolongée pendant la période du Nouvel an, "il faudra bien y réfléchir. Le fait que ça ne dure que sept jours est une mesure de protection. Les compagnies de car n'ont pas intérêt à l'insécurité routière, c'est vraiment une mesure exceptionnelle pour essayer de soulager les transports", rappelle Emmanuel Barbe. "Il ne faut pas s'inquiéter, je ne pense pas qu'on aura à reconduire la mesure. Mais il faudra faire attention dans l'hypothèse d'une reconduction car là, ce pourrait être plus fatigant."

Son conseil reste d'abord d'attacher sa ceinture... "Si on veut parler de sécurité routière, mon conseil est de s'attacher - et malheureusement il y a encore trop peu de gens attachés dans les cars". 

Europe 1
Par Séverine Mermilliod