Grande-Synthe : près d'un millier de migrants évacués d'un campement

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Le campement de migrants de Grande-Synthe a commencé à être évacué mardi matin.
Le campement de migrants de Grande-Synthe a commencé à être évacué mardi matin. © FRANCOIS LO PRESTI / AFP
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Le campement de migrants de Grande-Synthe, dans le Nord, a été une nouvelle fois évacué, mardi matin. Près d'un millier de personnes vivaient dans et autour du gymnase, mis à disposition par l'ancien maire de la ville, Damien Carême.

Les forces de l'ordre ont commencé à évacuer le camp de migrants de Grande-Synthe, dans le Nord. Près d'un millier de personnes vivaient là, dans et autour d'un gymnase mis à disposition par la ville. Selon des journalistes de l'AFP sur place, l'opération a débuté mardi matin, peu après 8h du matin et se déroule dans le calme depuis. Les premiers groupes, composés de jeunes hommes, sont montés avec leurs effets personnels dans trois bus. Les familles devraient suivre.

Tous doivent être conduits vers différents centres d'accueil de la région Hauts-de-France, comme l'explique sur Twitter le reporter d'Europe 1 Lionel Gougelot.

Une décision "dans l'intérêt des réfugiés" selon le maire

Le maire socialiste de la ville, présent sur les lieux, et le préfet, ont salué cette évacuation. Pour l'édile Martial Beyaert, qui a succédé en juillet à Damien Carême, devenue eurodéputé écologiste, il s'agit d'un décision "prise en responsabilité et dans l'intérêt des réfugiés". Le sous-préfet de Dunkerque, lui, avait estimé auparavant que "pour la dignité humaine et la tranquillité des riverains, cette situation ne saurait perdurer".

Ce gymnase avait été mis à disposition des migrants, des Kurdes irakiens principalement, par l'ancien maire Damien Carême en décembre 2018. Au départ, le campement ne devait rester ouvert que jusqu'au printemps. Début août, environ 170 personnes étaient hébergées à l'intérieur de la salle de sport tandis que 800 autres migrants survivaient dans quelque 550 tentes aux alentours. Au début de l'été, sur injonction du Conseil d'Etat, la préfecture du Nord avait installé des points d'eau, des douches et sanitaires à proximité, mais en nombre insuffisant selon les associations.

Durant l'hiver 2017, la ville de Grande-Synthe avait également ouvert ce gymnase pour accueillir des exilés. Les 400 migrants qui y vivaient avaient également été évacués.

Europe 1
Par Europe1.fr avec AFP