"Gilets jaunes" : sur les ronds-points et les barrages, un réveillon de Noël solidaire et combatif

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En cette période de fêtes, certains "gilets jaunes" ont décidé de rester sur les ronds-points ou les barrages pour passer les fêtes avec leurs camarades de combat, une sorte de "deuxième famille".

Traditionnellement, le réveillon de Noël se passe en famille, au chaud autour d'un repas bien garni. Mais pas pour tout le monde : cette année, certains gilets jaunes ont fait le choix de passer tout ou partie de leurs fêtes de fin d'année avec leurs compagnons de combat. Sur plusieurs barrages et ronds-points, partout en France, des manifestants vont fêter Noël loin de leurs proches lundi pour partager le réveillon avec leur "deuxième famille".

Guirlande de tickets de péage. Parmi eux, des Savoyards implantés près du péage d’Albertville dans un camp entièrement décoré pour le réveillon de Noël. Avec en guise de guirlande pour le sapin, des tickets de péage récoltés depuis deux semaines grâce à leur  opération "péage gratuit". Valeur de la guirlande : 800 euros tout de même. Pour le dîner, ces "gilets jaunes" de Sainte-Hélène-sur-Isère comptent sur la générosité des riverains qui les soutiennent depuis le début de leur mouvement.

Réveillons solidaires. La générosité justement, c’est le choix qu’ont fait plusieurs groupe de "gilets jaunes" à Lannion en Bretagne, à L’Union en Haute Garonne, ou à Rochefort en Charente-Maritime par exemple : des collectes de jouet ont été organisées pour les enfants défavorisés. Idem dans la Vienne où des jouets récoltés seront donnés au Secours Populaire de la région.

Autre réveillon solidaire cette fois en Mayenne où un "gilet jaune" qui fait le pied de grue depuis plus d’un mois sur son barrage a décidé d’inviter chez lui huit de ses compagnons de combat et une douzaine de personnes seules et aux ressources limitées pour qu’elles ne réveillonnent pas seuls.

Des "gilets jaunes" organisés. Enfin dans la Drôme, à Pizançon, près de Valence, les plus mobilisés auront fêté Noel deux fois : dans leur famille lundi soir, mais entre "gilets jaunes" dimanche soir sur leur campement. Et ils étaient plutôt bien organisés puisque qu’un crêpier s’est déplacé de lui-même pour leur faire des crêpes avec sa roulotte. La ville leur a même fourni deux sapins. Une des manifestantes a même ramené ses chevaux pour que les enfants présents s’amusent.