"Gilets jaunes" : pas la fin de la crise, mais "la fin d'une séquence", selon Marc Fesneau

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Pour Marc Fesneau, "il faut revenir à la normale pour engager le grand débat" voulu par Emmanuel Macron. © STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
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"Ce n'est pas la fin de la crise qui dure depuis des années, mais c'est la fin d'une séquence", a estimé le secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement, au terme de la cinquième journée de mobilisation nationale des "gilets jaunes".

Le secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement Marc Fesneau a estimé samedi que la crise à l'origine du mouvement des "gilets jaunes" n'était pas achevée, mais évoque "la fin d'une séquence" au terme d'une journée de mobilisation en net recul.

"Il va falloir donner du sens" aux mesures. "Ce n'est pas la fin de la crise qui dure depuis des années, mais c'est la fin d'une séquence", a déclaré le ministre MoDem dans une interview publiée samedi soir sur le site du Parisien, alors que le mouvement semble s'être essoufflé lors de l'acte cinq. "Les gens ont perçu que les annonces de la semaine dernière visaient à répondre aux attentes exprimées. Et le mouvement s'est déradicalisé en termes de violences", a-t-il ajouté, n'y voyant pas pour autant une victoire pour le gouvernement et jugeant qu'il allait falloir "donner du sens" face à une crise "toujours prégnante" et "profonde".

 

Appel à "revenir à la normale". Pour Marc Fesneau, qui ne "souhaite" pas que la mobilisation se poursuive, "il faut revenir à la normale pour engager le grand débat" voulu par Emmanuel Macron.

"Bon espoir" que les mesures annoncées lundi soient adoptées avant Noël. Le mouvement a "aussi mis en lumière que certains Français se sentent isolés" et pourraient avoir du mal à rentrer chez eux alors qu'ils ont "tissé du lien social" sur les ronds-points", ce "besoin d'écoute et de lien social" devant être pris en considération, juge-t-il. Le ministre a dit avoir "bon espoir" que les mesures annoncées lundi soir par Emmanuel Macron (hausse des revenus au niveau du Smic, heures supp défiscalisées, exemption de hausse de CSG pour les retraités gagnant moins de 2.000 euros..) puissent être adoptées au Parlement avant Noël.