"Gilets jaunes" : Ferrand salue une mobilisation en baisse "nécessaire"

  • A
  • A
Pour Richard Ferrand, "le temps du dialogue" est venu. © ETIENNE LAURENT / POOL / AFP
Partagez sur :

Pour le président de l'Assemblée nationale, il faut se "réjouir" de la mobilisation en baisse lors du cinquième samedi de mobilisation des "gilets jaunes". 

Le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand (LREM) a salué samedi la baisse de la mobilisation des "gilets jaunes" qui était "nécessaire", insistant sur le fait que "le temps du dialogue" était venu.

"L'heure n'est pas au combat, mais au débat". "La mobilisation a baissé, ce qui est de mon point de vue nécessaire. D'abord parce qu'il a été massivement répondu à leurs revendications et parce que le temps du dialogue est venu. L'heure n'est pas au combat, mais au débat", a déclaré Richard Ferrand à Cnews depuis le marché de Noël de Strasbourg, théâtre de la tuerie qui a fait quatre morts mardi soir.

Le mouvement des "gilets jaunes" s'est essoufflé samedi à Paris et en province, contrastant avec les violents heurts des semaines précédentes pour réclamer à Emmanuel Macron plus de pouvoir d'achat. Le ministère de l'Intérieur comptabilisait 33.500 manifestants dans toute la France, et seulement 2.200 à Paris, à la mi-journée, deux fois moins que les 77.000 recensés samedi dernier à la même heure.

Cette mobilisation en baisse, "il faut s'en réjouir", a commenté Richard Ferrand, qui espère que ce recul sera "le prologue aux fêtes de fin d'année" et "permettra de débuter l'année qui vient dans une volonté de débattre, de construire, d'échanger".

"Le 'yakafokon', c'est le contraire de la démocratie". "Il nous faudra débattre des enjeux de notre démocratie, de notre citoyenneté (...) afin que chacun puisse dire ce qu'il pense", a-t-il souligné, alors que l'exécutif engage un grand débat local. Ce débat, a ajouté le président de l'Assemblée nationale, permettra aussi à chacun de "prendre la mesure de la complexité des sujets parce que le 'yakafokon', c'est le contraire de l'intelligence collective et c'est le contraire de la démocratie".

"Chacun peut avoir des idées simples sur des sujets complexes", a-t-il insisté. "Mais la réalité, elle, est précisément complexe. Ça veut dire que chacun devra mobiliser le meilleur de lui-même pour apporter sa pierre au débat et pas simplement se contenter de slogans ou d'affirmations péremptoires."