David Le Bars 1280 Europe 1 1:17
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Anaïs Huet , modifié à
Plusieurs blessés sont à nouveau à déplorer après ce onzième samedi de mobilisation des "gilets jaunes". David Le Bars, du syndicat de police SCPN, promet la transparence si des policiers sont jugés responsables.
INTERVIEW

"S'il y a des fautes, il faut qu'elles soient sanctionnées, il faut être transparent." Cette responsabilité, c'est David Le Bars, secrétaire général du Syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN) qui l'exige, lundi matin sur Europe 1. Samedi, plusieurs "gilets jaunes" ont été blessés pour le onzième samedi consécutif de la mobilisation, parmi lesquels l'une des figures du mouvement, Jérôme Rodrigues, gravement touché à l'œil par ce qui pourrait être une grenade de désencerclement.

"Faire confiance à l'IGPN". "Un blessé, c'est toujours un blessé de trop, et un blessé grave, c'est toujours un drame. Mais il faut rappeler que le maintien de l'ordre depuis le début du mouvement des 'gilets jaunes' est très difficile, et que malheureusement il y a des blessés", tient d'abord à dire David Le Bars. Face à cette affaire, comme face à toutes celles concernant des soupçons de violences policières injustifiées, le commissaire se veut prudent. "Il faut faire confiance à la justice dans ce pays, et à l'IGPN qui aura des moyens très précis pour savoir ce qui s'est passé", appuie David Le Bars au micro de Nikos Aliagas.

>> De 7h à 9h, c'est deux heures d'info avec Nikos Aliagas sur Europe 1. Retrouvez le replay ici

101 enquêtes ouvertes. "Il y a énormément de caméras sur le secteur Bastille (où Jérôme Rodrigues a été blessé, ndlr), énormément de témoignages. Il faut aussi faire confiance aux policiers qui, à chaque fois qu'ils font usage d'une arme, doivent rédiger un rapport. On va très rapidement savoir ce qui a pu se passer", promet-il. Et d'insister : "Aucune enquête de l'IGPN n'a exonéré les policiers par principe, il faut attendre les résultats."

Dimanche soir, le secrétaire d'État à l'Intérieur Laurent Nunez a indiqué que 101 enquêtes policières avaient été ouvertes l'Inspection générale de la police nationale depuis le début du mouvement des "gilets jaunes".